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Archives de la catégorie ‘Voyage’

Lumière!

"There is a lamp inside us

The oil of that lamp is our breathing,

our steps, and our peaceful smile.

Our practice is to light up the lamp."

Thich Nhat Hanh

Alors laissons entrer le soleil!

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Believe it or not but sticking my nose in the herb refrigerator on this hot and moisty day instantly took me from Paris to Saigon !

Go figure…

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" Depuis toujours, cuisine et musique sont les plus fidèles miroirs des sociétés qui les enfantent, au point de souvent en refléter les mêmes caractéristiques. 

Tant de points communs ainsi entre les tambours et les plats à l’huile de palme de Salvador de bahia, aux mêmes racines africaines, entre la sensualité mystique du reggae et celle de la cuisine "ital" jamaïcaine, entre la mosaïque afro-euro-caraïbo-amérindienne des musiques et des spécialités culinaires de la Nouvelle Orléans…."

"Bande Originale", Pierre Gagnaire & Chilly Gonzales

Crédit Photo : Isabelle Rozenbaum
Saïgon, 06h33
Grand Prix du Festival de la Photographie Culinaire 2011

"Linh aux platines" le 22 juin chez Bulma en quelques mots et plein de bonnes raisons de venir :

"Linh aux platines" : je cuisine juste pour vous une recette familiale.

Bulma Paris

Banh mi

Frais : parce que les ingrédients sont frais

Equilibré : parce que du poisson, des légumes, des herbes et du pain c’est équilibré

Savoureux : pour la palette de saveurs

Joyeux : pour les couleurs, l’équipe, le concept

Sympa : pour l’accueil

Coloré : de l’assiette au plafond

Créatif : des recettes originales

Inspirant : plein d’idées pour adapter, créer, revisiter les sandwichs qu’on va emmener sur la route/ à la plage/ à la montagne/ dans le train cet été

Nourrissant : parce que toute la gamme de couleurs et de saveurs des banh mi envoie au cerveau des messages de plénitude

Généreux : dans la qualité, les quantités, l’intention

Audacieux : parce que Frederik me laisse les platines!!

Musical : fête de la musique+1 et la musique continue à l’intérieur

Estival : 1er jour de l’été+1

Le RV :

Le 22 juin à partir de 12h

Le lieu :

www.bulmaparis.fr

17, rue des petites écuries

75010 Paris

Le menu :

Un Salmon banh mi : ma recette familiale de saumon mariné et rôti dans un banh mi

En plus, et pour les premiers arrivés, quelques gorgées d’un bouillon de pho, une de mes spécialités, dans lequel j’aurai mis toute mon attention et ma meilleure intention. Rien que ça!

Un jeu (l’enjeu : un banh mi pour vous)

J’ai l’humeur joueuse et j’ai très envie de vous voir nombreux.

Alors voilà, sont mes invités les 5  lecteurs qui m’auront le plus émue / touchée / coulée à travers une vraie belle histoire entre eux et leur cuisine de famille avec, ce serait bien, une recette à la clé. Ou bien une histoire vraie et belle entre eux et la cuisine du Vietnam. Une histoire dans l’esprit Baguettes et Traditions!

Pour partager votre histoire avec moi, vous pouvez écrire à l’adresse suivante :

Baguettestradition@gmail.com

J’attends vos histoires et espère vous voir nombreux le 22!

Et pendant ce temps, le saumon marine…

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Comfort food :

Urban Dictionary :

1 – Nourriture apportant un confort émotionnel à celui qui la mange, nourriture de l’enfance ou liée à une personne, un endroit, un moment perçu comme positif.

2 – Nourriture réconfortante pour le palais et pour tous les autres sens

Webster (Equivalent du Littré américain) :

Nourriture préparée de manière traditionnelle ayant un attrait nostalgique ou sentimental

C’était un jeudi ordinaire de décembre, que j’avais occupé à remuer ciel et terre pour retrouver le tombeau de mon arrière grand-père. "C’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup". Un tombeau, c’est la preuve de l’existence d’une histoire sur une terre.

L’aléatoire avait été le thème de ma journée. J’avais pris la route à 5h du matin avec pour seul guide un morceau de papier déchiré sur lequel j’avais griffonné avec une orthographe approximative deux informations que mon oncle m’avait données en m’appelant en pleine nuit des Etats-Unis : une adresse et un nom. Je m’étais rendormie anxieuse car il m’avait précisé que "cela faisait plus de 15 ans qu’il n’avait pas eu de nouvelles de ce cousin éloigné et que si je ne le trouvais pas là, il n’y avait pas d’autres pistes pour retrouver le tombeau".

Pendant les 2 heures de route qui ont relié Can Tho à Long-Xuyen, la ville d’origine de mon grand-père, je serrais mon papier, silencieuse et entièrement tendue vers ce seul but. Je m’accrochais aux ponts, aux arbres qui défilaient sur la route pour chasser le doute. J’imagine que c’est la même anxiété qui étreint le chasseur de trésor qui sait que le temps est compté.

Puis j’ai trouvé l’adresse. Puis j’ai trouvé le cousin éloigné. Qui m’a emmenée au fin fond d’une forêt devenue jungle avec le temps, où reposait mon arrière grand-père.

Un simple mais imposant tombeau de pierre avec son nom gravé dessus, le même nom que celui de mon grand-père, une partie du mien.

Au milieu de cette jungle, entièrement silencieuse, moite et déserte, j’ai laissé pousser quelques racines sous mes pieds en allumant trois bâtons d’encens.

Une éternité s’est écoulée. Un morceau de mon histoire s’est recollé. J’étais venue chercher ce morceau manquant. Je me sentais infiniment protégée et bénie de l’avoir trouvé.

Pour la petite histoire, j’ai en réalité un prénom composé. Assez rare au Vietnam. Je ne l’ai d’ailleurs jamais croisé. Sauf ce jour là, sur une devanture, avoisinant le portail de l’endroit où repose mon arrière grand-père. L’alignement était parfait.

Dans la voiture qui me ramenait au centre de la ville, un vide immense s’est emparé de moi. D’aphasique, je suis devenue apathique, vidée de toute forme d’énergie. Mais j’étais heureuse. Et j’avais envie de fêter cela.

Nous étions en plein après-midi. Les marchés déployaient une ombre bienvenue et nombre d’échoppes avaient été vidées de leur contenu. J’avais envie de manger ce moment historique, de lui donner une dimension gustative.

Et ce fut ce plat, un bún cá (bun pour vermicelles, ca pour poisson, simple), plat traditionnel du Mekong, parfait pour l’occasion. Il s’agit d’un poisson du Mékong mariné au safran et au galanga, servi dans un bouillon parfumé et accompagné de vermicelles de riz, et du soja, des herbes, des herbes, et encore des herbes. Les couleurs, les saveurs, la texture doucement élastique du poisson couplée à la douceur du bouillon et le fondant des vermicelles, le parfum des herbes, le craquant du soja,  m’ont envoyée pour quelques belles minutes au paradis. Il n’était plus si perdu le paradis dont ils m’ont tant parlé.

Dans la recette (pour environ 4 personnes), 4 composantes : le poisson, le bouillon, les vermicelles et le reste

Le poisson

400g de lotte

2 pincées de Safran

1 morceau de galanga (5 cm)

1 c à c de sel, sucre, poivre, nuoc mam

1 c à s d’huile

Emincer le galanga

Mélanger tous les ingrédients

Laisser mariner de 1h à 24h

Avant de servir, faire revenir les morceaux de lotte à la poele

Le bouillon

1 carcasse / ailes / os de poulet

2 L d’eau

1 c à s de sucre, sel, nuoc mam

1 c à s de crevettes séchées

1 oignon, 1 carotte, 1/2 navet Daikon

Porter le tout à ébullition

Ecumer

Laisser mijoter à feu doux entre 2h et 6h selon votre disponibilité

Les vermicelles de riz

Les faire bouillir dans de l’eau avec 1 c à s de vinaigre blanc pendant 5 minutes

Egoutter et rincer

Le reste

Soja, herbes de votre choix, nuoc mam pur mélangé à de l’ail et du piment

Le service

Dans un bol, disposer les vermicelles

Plonger le poisson dans le bouillon puis le disposer dans le bol

Rajouter le soja, les herbes et la sauce nuoc mam en fonction de l’envie

….Comfort food : nourriture qui détient le pouvoir de me ramener vers une partie heureuse de moi.

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J’aime que le festival de la photographie culinaire parle de street food cette année.

A Saigon, j’ai trouvé la cuisine de rue à la fois moderne et traditionnelle, vivante et séculaire, audacieuse et décomplexée. Comme un lien organique, elle crée un passage subreptice entre les différents moments de la journée, entre les couches de la société, entre les particularités culinaires régionales, entre mon histoire d’hier et d’aujourd’hui.

Elle est une association du beau, du simple et du bon qui incite à la contempler. Il est possible de passer une journée entière sur le même banc pour y assister au ballet des vendeurs de street food et de leurs clients. Il y a une dimension enchanteresse à assister à l’arrivée des vendeurs, à observer la manière dont ils s’approprient l’espace avec quelques tabourets de plastique, à découvrir l’ingéniosité qu’ils ont mise dans l’ergonomie de leur cargaison, le feu qui s’allume et apporte un supplément de vie, et enfin le vendeur qui s’installe face à sa marchandise, la contemple, l’arrange, la prépare à partir vers des corps en demande remplir sa double mission de nourrir et faire plaisir. J’aime la faim que cette cuisine crée en moi, une faim permanente, gourmande, multiple et décousue que je ne cherche pas forcément à assouvir. Je me nourris par les yeux, par les odeurs et le plaisir magique de la voir vivre.

Le ballet des clients est tout aussi captivant. Chez un même vendeur, se croisent des ouvriers en tongs, des femmes en tailleurs Armani, des white collars en bande, des touristes curieux et des familles nombreuses. Le plus surprenant étant que les vendeurs et leurs clients semblent avoir RV. Le bout de trottoir jusque là désert devient la scène d’un va-et-vient qui ne cesse que lorsque tout a été vendu.

Lorsque j’étais enfant et que ma grand-mère parvenait à vider ses casseroles dans nos assiettes elle disait d’un air amusé et satisfait " Et voilà, quelle chance, j’ai tout vendu!". Ainsi parlent les vendeurs de rue, m’offrant à leur insu un lien direct vers elle.

Cette photo prise à Saigon par Isabelle Rozenbaum raconte une histoire de joyeux compagnonnage entre collègues heureux de partager un moment de répit avant de redescendre  dans le dédale des sous-sols saigonnais. Au menu, riz blanc, viande grillée et concombre. Dans les sachets au centre de la photo, un sachet de sauce à base de saumure de poisson. "Pour les vitamines et les acides aminés".

 

 

 

Crédit photo : Isabelle Rozenbaum

Crédit photo : Isabelle Rozenbaum

Je tiens à remercier chaleureusement Isabelle pour avoir mis le Vietnam à l’honneur à l’occasion de ce festival. J’y retrouve, au-delà des souvenirs émus de notre voyage, une sensibilité et une lumière dont la douceur fait écho à mes perceptions.

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"…Au regard de l’infini, 1 et 1 milliard c’est exactement la même chose. 

C’est ce genre de paradoxe qui fait que la série infinie des nombres pairs,

qui ne représente en principe qu’un nombre sur deux,

est égale à la série de tous les nombres.

Si l’éternité est telle que nous l’avons définie,

vous voyez bien que la probabilité 0 de l’évènement qui vous intéresse devient une probabilité 1,

c’est à dire une certitude."

Le principe d’incertitude, Michel Rio

Saigon est la ville la plus fourmillante et vivace qu’il m’ait été donné de parcourir. Le silence ne se fait jamais, le XXI ème Siècle s’engouffre avec urgence dans tous les domaines de vie des saigonnais. Les perspectives semblent constamment infinies de s’enrichir à tous points de vue. Commercer, spéculer, échanger, trafiquer, la question est juste de savoir sur quelles commodités. Les vietnamiens vivent cette nouvelle croissance comme un eldorado dont ils seront sinon les architectes, tout du moins les jouisseurs. Tout est possible, rien ne supporte le doute, chacun est grisé par les perspectives que l’avenir semble prophétiser.

Une certaine forme de progrès aussi contrôlée soit-elle s’empare aussi des arts, des lettres et de la création. L’envie de créer et de s’exprimer est prégnante et s’agite en mouvement brownien dans des ateliers encore gardés hautement secrets. Sculpteurs, peintres, écrivains et designers de tous bords s’agitent pour donner vie à leur envie légitime de liberté et d’esthétique.

Ce dimanche matin là, à l’heure où habituellement l’air a déjà été tant brassé qu’il ne reste plus qu’à suivre le mouvement, je me suis retrouvée dans cette rue déserte et aphone, dont toutes les portes et les volets étaient fermés. Saigon dormait. Saigon dort le dimanche matin, c’est un signe des temps, de l’avènement d’une classe qui ne crève plus de faim le dimanche matin. J’ai pensé que c’était un bon signe.

En prenant mon café, sous ce soleil qui sous ses airs timides faisait déjà fondre mes doutes sur les infinies perspectives qu’offre la vie, j’ai pensé à ces hommes et femmes qui couraient dans les rues il y a 10 ans et qui dormaient désormais. Comme si chacun avait réussi à saisir son opportunité et l’avait transformée en possibilité puis en certitude.

Je continue depuis de caresser comme un talisman l’idée que le domaine des possibles est infini. Et ce n’est pas qu’une histoire de géographie.

En parlant de géo, je vous recommande vivement le dernier GEO Voyage d’Octobre-Novembre sur le Vietnam. Il dresse un portrait assez complet du Vietnam d’hier et d’aujourd’hui et vaut bien des guides.

J’ai apprécié ces deux citations :

- A propos des robes longues traditionnelles : "la chair apparaît aux hanches dans une fente baptisée "le triangle de l’émotion"". Si vrai, si délicat…

- A propos de la cuisine de rue de Saigon : "Ces modestes échoppes jouent un rôle social fondamental. Pour les vietnamiens, la rue est un mode de vie. Y manger est l’occasion de se montrer, de flirter, de tenir le journal du quartier en échangeant les dernières nouvelles." Pour une fois que ce n’est pas moi qui le dis

Et en parlant de guide, voici celui de Saigon que j’ai réalisé pour Serge, the concierge of New Jersey (en anglais).

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" Il n’y a pas de plus beau rêve, malgré toutes les menaces qu’il augure, que le rêve du commencement. Le point du jour, le premier amour, la rentrée, le Printemps, la naissance, le premier baiser…Chaque matin est un commencement et préfigure ainsi presque tout mais on ne sait pas quoi. 

Je me réveillais ce matin avec la sensation d’avoir oublié le monde, le temps qui passe et le malheur d’exister. Après quelques temps dans les eaux troubles du désespoir, le commencement n’en est que plus beau".

"Briquet perdu et miscellanées", auteur inconnu

De façon inattendue et inespérée, il est revenu mettre de la lumière dans les matins froids, de façon naturelle et bienvenue, elle l’a accompagné. Ils nous avaient manqué. Ce retour du soleil et de la chaleur me rappellent juste que le meilleur peut arriver, à n’importe qui, n’importe quand.

En saluant le soleil ce matin, je me suis jointe à ceux qui ont des ponts à traverser, puisse la lumière toujours vous guider.

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"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, 

mais à avoir de nouveaux yeux"

A la recherche du temps perdu, Marcel Proust

Serge Lescouarnec, aka "Serge the Concierge,  the French guy in New Jersey" tient un blog passionnant et fort bien documenté où il est question de gastronomie, de vin, de voyage et des menus plaisirs qui rendent la vie plus belle. Il anime une rubrique sur le voyage intitulée "10 do’s and don’ts". Vous y trouverez des conseils et adresses précieuses sur des destinations aussi attirantes que Hong-Kong, Vancouver, Barcelone, Nairobi, Los Angeles, Amsterdam, Chicago, Toronto…pour ne citer qu’elles. Ces conseils sont apportés par des "insiders" qui ont pour point commun d’adorer leur ville, et d’y cultiver une certaine douceur de vivre. Connaissant certaines de ces villes, j’ai été agréablement surprise de retrouver certaines de mes adresses favorites comme le marché de la Boqueria à Barcelone, Pazzo Gelato à Los Angeles, ou encore le Seta Onsen à Tokyo.

Serge a eu la réjouissante initiative de rajouter à cette liste de rêve la belle Saigon. Grâce à lui et sur son site, je vous emmène en quelques arrêts, à travers le Saigon que j’aime : Saigon 10 do’s and don’ts.

Bon voyage, à suivre…

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" Si nos existences sont dominées par une recherche du bonheur, 

peu d’activités peut-être révèlent autant de choses sur la dynamique de cette quête-

dans toute son ardeur et tous ses paradoxes-que nos voyages.

Ils expriment, si mal que ce soit, une compréhension de ce que la vie pourrait être, 

en dehors des contraintes du travail et de la lutte pour la survie"

L’art du voyage, Alain de Botton

 

 

Hauteurs de Cannes, août 2011, 15h00, 32°...

Traverser Nice dans un sens puis un autre pour une glace chocolat/orangette chez Fenocchio, traverser Cannes dans le même esprit pour un sorbet à la pêche de vigne chez Jean-Marie Glacier, inventer mille manières de se sustenter pour toujours laisser une place au sorbet gingembre de Vilfeu…S’arrêter au bord des routes à la recherche du parfait bagnet, celui qui renfermera autant le gout de la tomate que celui du temps passé au soleil…dénicher les moindres marchés paysans pour se gaver de légumes ensoleillés…provoquer les rencontres nécessaires pour se faire recommander la meilleure boulangerie du coin…passer un temps non mesuré à cuisiner les artisans pour comprendre "pourquoi mais pourquoi c’est si bon ce qu’il y a dedans?"

Et emmener avec soi dans ces quêtes que d’aucuns qualifieraient de "pêcheresses", sa tribu qui finit par trouver cela normal, qui pense même parfois que c’est cela le voyage.

Puis à l’inverse, longer la côte pour rendre visite à des amis chers et être reçus avec un fondant inoubliable aux abricots et oranges de la région, s’arrêter affamés au bord de la route et être transportés par la suavité d’une sauce tomate maison, marcher des heures en oubliant le temps et devoir s’arrêter chez le dernier traiteur ouvert pour y déguster contre toute attente la meilleure ratatouille de sa vie (vraiment…) "faite avec de bons légumes mais surtout avec du temps"…

Et constater que la dite tribu se réjouit aussi de ces bonnes surprises inattendues et les accueille comme des cadeaux.

Et réaliser en rentrant à la maison que les meilleurs souvenirs sont ceux de ces longues marches contemplatives et gourmandes, des réflexions et confidences glanées sur le chemin, de ces petites silhouettes accompagnées d’une plus grande qui marchent devant moi du même pas parfois joyeux, parfois fatigué. On revient riche de ces histoires que l’on se raconte en marchant, qui nous mettent au diapason de ce qui s’est passé dans l’année écoulée, les pensées qui affleurent et s’égrènent pour accompagner les pas, toujours dans la perspective joyeuse de se régaler à l’arrivée. Et chantonner en soi "c’est si bon de se dire des mots doux, des petits rien du tout mais qui en disent long".

La langue, enjouée à la perspective d’un plaisir à venir, se délie et se confie. La gourmandise encore une fois a donné un relief à ces moments de vie.

Je ne sais pas si c’est bien ou mal, mais qu’est ce que c’est bon…

 

En cadeau et à partager sans modération :

En plus de Jean-Marie Glacier (photo plus haut)

4 Av. Roi Albert 1er – Cannes

Praliné/feuilletine, Marron glacé

Vilfeu Glacier

14 Rue Bivouac Napoléon -Cannes

 

Chocolat/orangette, Sorbet orange, Vanille /meringue

Fenocchio

2 Place Rossetti – Nice

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