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Archive for avril 2012

La cuisine Fraich’attitude est mon lieu favori pour dispenser des cours, rencontrer des amateurs de ma cuisine, échanger. L’équipe, le lieu, le concept, les projets, tout respire la Fraich’attitude.

Le dernier projet « Fraich' » consistait à réunir des bloggers culinaires autour d’un défi : pas un food fight mais une cooking battle. La différence c’est qu’on ne s’envoie pas de la nourriture en pleine face mais qu’on s’affronte de manière bien plus élégante. En soumettant à un jury éclairé des créations culinaires réalisées sous contraintes.

Je m’étais promis de ne jamais me battre avec la nourriture, ni en cuisine. La cuisine étant ma colombe de paix, mon brin d’olivier, je n’ai pas cédé aux quelques propositions de concours culinaires qui se sont présentées jusqu’alors.

A la fin d’un de mes ateliers culinaires, une femme est venue me voir et m’a dit « merci, j’ai mangé de l’amour ».

Alors imaginez, me battre en cuisine, c’est objectivement mon comble de l’oxymore.

Et pourtant c’est arrivé et c’était palpitant. Je vous emmène en images…

Orchestré par Loïs, Stéphane et Léa, l’évènement nous a offert une belle après-midi de printemps…

Tout a commencé par un bon pitch concocté par une belle équipe Interfel très sympathique...

Pour couper court au suspense, je commence par la fin. On était nombreux, tout a été très bien qui s’est très bien fini…

C'était une bataille sans disparus, sans catastrophe en cuisine (enfin, si, avec le siphon que je tiens et à cette seconde je n'ai pas encore décidé si je vais expliquer pourquoi), juste des sens ravis et un beau moment de partage

Chaque équipe a découvert une cagette contenant les ingrédients autorisés à ses recettes, parmi lesquels figuraient en bonne place fruits et légumes de saison.

Premier challenge : créer 5 amuse-bouches différents en 75 minutes (gloups!)

Parmi les ingrédients d’une food battle, de la réflexion….

Des asperges, de la rhubarbe, du Philly cheese, un oignon rouge, du beurre...?..??...???
Sans compter les ingrédients inattendus : Nutella, munster, rouleaux de réglisse...

De la réflexion en action….

...ou l'alliance talentueuse du beau, du sain, de l'équilibré et du bon.

De la concentration :

Le calme avant la tempête

Du stress…

La contrainte de temps était très contraignante, il y a eu péril en la cuisine...5 minutes avant le coup de sifflet

Mais au final du bon, du frais et du beau….

Bluffant, n'est-ce pas?

C’est pas fini…

Les petits pois caramélisés à la cardamome...merveilleuse idée pour les apéro des beaux jours

Du bizarre aussi…

Voilà ce qui arrive lorsque des rouleaux de réglisse s'invitent dans les contraintes...

Je vais faire un arrêt sur la photo ci-dessus…La tranche de pain grillée que l’on ne voit plus est recouverte de bas en haut de : philly cheese, tranches d’oignons rouges caramélisés, émincé d’oignons rouges crus, lamelles de poireaux cuites, tronçons de rouleaux de réglisse.

La contrainte des rouleaux de réglisse a bien justifié de recourir aux pratiques vietnamiennes ancestrales associant les notions d’équilibre alimentaire aux lois d’équilibre de l’univers. Aussi retrouve-t-on dans la création que nous avons concoctée ci-dessus avec Fanny et Pierrick  les principes suivants :

5 textures : la douceur du philly cheese, le fondant des oignons caramélisés, le croquant des oignons crus, la résistance du réglisse, le moelleux du pain

5 saveurs : le sucré des oignons, le salé des poireaux, le doux et neutre du pain et du fromage, l’astringence de la réglisse et l’acidité de l’oignon cru

Du chaud : le pain grillé, les poireaux et les oignons

Du froid : Le reste.

Je vous laisse découvrir la réaction du jury, Chef Damien (www.750G.com), Léa (Interfel) et Charles Soussin (chef et parrain de la cuisine Fraich’attitude), devant cette explication :

Le jury devant l'explication...

Puis vint le moment le plus drôle de la journée : réaliser des pancakes à la fraise avec un bandeau sur les yeux et ses coéquipiers pour guides. Pierrick, roi du pancake, s’y est collé avec Maestria pour l’équipe.

"Quand ça commence à faire des bulles qui éclatent, vous me prévenez...". Mais où sont les coéquipières?....

Moment non dénué de dangers…

Couper des fraises les yeux bandés demandent une dose de courage non négligeable...

Pour un résultat fascinant et délicieux…

J'aime que l'attention soit allée jusqu'à décorer les pancakes et leur ajouter des noisettes caramélisées...

Ce fut un beau moment à la Fraich’, à l’image des ateliers, cours et autres évènements organisés par l’Interfel dont je vous invite à consulter le programme dès maintenant pour adopter pour votre plus grand bien la fraich’attitude. Vous y découvrirez chaque mois les fruits et les légumes de saison, des recettes pour en profiter, des ateliers pour vos enfants….

Allez, pour la route, je dévoile pourquoi j’ai un siphon à la main dans la photo de famille.

Lire le mode d'emploi, toujours...

Crédit Photo : toutes les photos sont de Sebastien Le Roy. Merci!

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Ce seul sourire pourrait suffire à se rendre chez Bulma pour déjeuner, mais c’est indiscutablement grâce à son propriétaire que l’adresse vaut largement le détour.

Bulma, c’est la cohérence entre un aventurier, son histoire, ses origines, ses goûts et ses aspirations. Un concept pas comme, ni parmi tant d’autres.

Frederik est tombé dans la marmite de la cuisine vietnamienne (tiens, tiens, ça me rappelle quelqu’un) bien avant qu’il ne s’en souvienne (re-tiens, tiens), et garde en mémoire des saveurs, des gestes, des textures et des souvenirs qui ont fait de lui un gourmand avant tout et un gastronome en particulier. A quoi tient la différence?….

D’abord à la passion de la création, culinaire mais pas seulement, comme en atteste l’ambiance douce et joyeuse du lieu. La baseline de Bulma c’est « créateur de sandwich asiatique ». Pour moi, le banh mi, c’est le jambon-beurre version Saïgon, le yin et le yang au milieu de la baguette. Le yin et le yang dans la cuisine vietnamienne tient à la simple formule de réunir en un repas 5 saveurs, 5 textures, et des couleurs pour permettre de maintenir l’équilibre que l’univers a mis à l’intérieur de nous.

Ensuite, une curiosité inquisitrice vis-à-vis de l’assiette qui amène Frederik à déchiffrer tout ce qu’il aime manger pour mieux le partager avec ses clients. Demandez-lui l’histoire du sandwich végétarien au tempeh, c’est flagrant.

Enfin, l’audace de se lancer sans filet  dans des recettes dont il n’a aucune trace écrite avec pour guide les souvenirs gustatifs qu’il a gardés de son enfance (re-re-tiens, tiens).

Le résultat, ce sont des sandwichs équilibrés, fins, frais et savoureux.

Je le dis sans hésiter, fan que je suis des banh mi. Ils font mon petit-déjeuner à Saïgon, mon en-cas à New-York et mon déjeuner rapide, bon, et pas cher à Paris. A New-York, ils sont devenus une telle institution que les banh-mi shops fleurissent à tous les coins de rue, voire même qu’un camion sillonne les rues chaque jour pour en proposer. A Saïgon, ils ont leur coin de rue dès 6h du matin et objectivement, c’est une bonne raison de se lever.

Et quand Frederik m’a raconté qu’avant il traversait Paris pour assouvir une envie de banh mi, j’ai trouvé ça normal.

Ah oui alors un banh mi c’est quoi? Déjà ça signifie « pain » en vietnamien. Dans lequel on trouve de la viande, des légumes, des herbes, une sauce qui est toujours un secret de fabrication.

Et comme toutes les filles, je ne commande jamais avant d’avoir vu la carte des desserts. Je peux vanter l’équilibre subtil et léger du riz au lait de sa grand-mère couplé à une purée de mangues, et du cake au thé vert matcha et à la framboise. Mais ce serait encore mieux si vous goûtiez.

www.bulmaparis.fr

17, rue des petites écuries

75010 Paris

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