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Archive for septembre 2012

Bánh khoai mì 

Le manioc usuellement consommé est la tubercule-racine de la plante du même nom (appelée aussi Cassava) et qui donne une fécule appelée tapioca. J’adooooore les desserts au tapioca et j’y reviendrai bientôt.

Le manioc a beau pousser en terre, être terreux et terrestre, il n’en est pas moins l’ingrédient clé de ce gâteau divin :

Hautement craquant à l’extérieur…

Oui,divin, j’ai décidé que c’était un goût depuis que mon fils m’a dit « le goût passe par la langue et par le cerveau. Chez toi, Maman, il reste longtemps dans le cerveau ». Dans mon cerveau, les goûts se mêlent aux souvenirs, aux histoires, aux savoirs transmis, à la conscience du moment pour devenir intemporels, étourdissants, divins, évocateurs, lancinants, captivants…

Alors ce gâteau que vous voyez est un gâteau à base de manioc, de noix de coco et de vanille. Il est hautement craquant à l’extérieur, indécemment fondant à l’intérieur, surtout à la sortie du four.

…Indécemment fondant à l’intérieur

Vous décrire la texture : au premier contact, vos dents butent sur la surface ultra-fine et ultra-résistante. Par l’odeur du coco alléché, vous craquez, vous croquez et ça craque. Le gâteau dévoile ensuite une chair fondante, dont la suavité est à peine perturbée par les minuscules copeaux de noix de coco râpée. Croquant, craquant et fondant se mélangent pour déconcerter un instant des papilles jusque là assoupies par la rondeur d’un thé rouge…Mais ce n’est pas là l’essentiel. L’essentiel est dans le goût.

Vous décrire le goût : l’odeur de la noix de coco chaude, mêlée au parfum de la vanille, reste encapsulée dans la chair de manioc aussi longtemps que dure la dégustation. La dégustation démarre avec une note olfactive de coco et se termine par une note olfactive de vanille…et se trouve exhalée par la tiédeur du gâteau.

Je reviens sur terre. Et vous livre la recette de ce gâteau. Le secret, mais où est le secret? Of course, il est dans la recette…

Ingrédients (pour un moule rond de 22 cm de diamètre) :

500 g de manioc râpé

1 gousse de vanille

1 poignée de noix de coco râpée

100 ml de lait de coco

1 pincée de sel

120g de sucre

2 c à s de lait concentré

1 c à c de beurre fondu

Recette :

Râpez le manioc.

Soyez attentifs à manipuler le manioc les mains sèches. Si vos mains sont mouillées, vous pourriez avoir une réaction urticante.

Râpez un quart de noix de coco

Disposez le manioc dans une passoire, y ajouter deux pincées de sel, et laissez égoutter environ une demi-heure au-dessus d’un récipient.

Grattez la gousse de vanille.

Dans un saladier, mélangez le manioc, la noix de coco, le lait de coco, le lait concentré, le sucre, les grains de vanille, le beurre, le lait concentré.

Versez le tout dans le moule.

Dans le four préchauffé à 200°, enfournez le gâteau.

Il paraît qu’il faut commencer à le surveiller « lorsque la maison embaume du parfum de coco et de vanille ». A ce moment là, il commence à dorer. Si la couleur vous convient (doré donc), vous prenez un cure-dent pour tester la cuisson. Si le cure-dent ressort sec, c’est cuit. Ce qui fait une demi-heure de cuisson.

Avez-vous remarqué que le gâteau se coupe en losanges et non en pointes. C’est une manière de faire de nombreuses parts (là j’en ai fait 24) sans qu’elles aient l’air ridiculement minuscules.

Avec cela, on ira tous au paradis.

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Lumière!

« There is a lamp inside us

The oil of that lamp is our breathing,

our steps, and our peaceful smile.

Our practice is to light up the lamp. »

Thich Nhat Hanh

Alors laissons entrer le soleil!

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Je suis une mère qui a facilement la larme à l’oeil…

A chaque anniversaire, je m’extasie de la voir encore si grandie et si heureuse que ce soit son jour.

Elle sans peur, sans crainte, sans doute et sans hésitation. Elle généreuse, drôle, tendre, moqueuse, futée, farceuse. Elle boudeuse, butée, déterminée et éloquente. Elle musicienne, sensible, fine, élégante. Elle collectionneuse, précise, observatrice, tatillonne.

Chaque naissance, chaque rencontre forte de ma vie, c’est ma trajectoire qui se trouve percutée par une étoile. Cette étoile a déjà sa trajectoire, son parcours, et une existence qui lui est propre. Elle ne fait que croiser ma route. C’est ainsi qu’un maître spirituel m’a évoqué le karma : « les personnes que tu as aimées, que tu aimes et que tu aimeras, sont tes guides et tu es le leur ». C’est la version bouddhiste des propos du renard dans le « Petit Prince »…

Aujourd’hui elle a 9 ans. Elle manie fort bien les baguettes, pas encore les traditions. Je me souviens de cette nuit où enceinte d’elle, j’ai rêvé de son prénom. Elle et moi avons dès lors entamé un dialogue chaque jour enrichi de ses regards et ses questions, de ses joies et ses colères, de ses peurs et ses dépassements.

Est-il amour plus accompli que celui que nous portons à nos enfants : un amour qui fait grandir, qui élève, qui accompagne, nourrit, écoute, accepte et guide. Un amour qui inspire et libère. Un lien qu’il faut apprendre à couper avec joie et paix.

« Ils nous apprennent » me disait une amie. Je suis d’accord, et chaque jour davantage.

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