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Posts Tagged ‘Manioc’

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Le 31 janvier, ce sera le 31 décembre version calendrier lunaire. Nous allons quitter l’année du Serpent et passer à l’année du Cheval de bois (ce n’est pas une blague). Je ne sais pas encore ce que cela signifie mais je vais me renseigner et partagerai avec vous les prophéties des femmes de ma famille.

Lorsque revient cette période de Nouvel An, je repense à ma grand-mère autour de qui nous nous retrouvions. Elle prenait le Têt très au sérieux dans les traditions (culinaires surtout) et à la fois, elle mettait tant de convictions à asséner des prophéties improbables que ça ne pouvait être que tendrement drôle.

Je comptais consacrer une partie d’aujourd’hui à préparer le départ du génie du foyer dont je parle ici et …quand j’ai découvert hier à 15h, que c’était hier et non aujourd’hui…

J’ai donc foncé dans mes placards en espérant que j’allais y trouver de quoi préparer quelques mets sucrés pour mettre le génie du foyer dans les meilleures dispositions et sucrer sa besace pour adoucir ses propos.

J’avais beaucoup à lui dire, tant que je n’ai pas su par où commencer et que j’ai fini par allumer trois bâtons d’encens et fermer les yeux : j’ai juste dit j’avais fait du mieux que j’avais pu et que je ferais mieux l’année prochaine.

Et sur la table, ce merci que je n’avais pas prévu mais qui se trouvait là et qui à lui seul dit tout.

 

Sur l’autel : un gâteau de manioc, un dessert au maïs et haricots mungo et cet entremets doux, chaud, sucré et simplissime.

Entremets de haricots mungo verts au sucre de canne

Che Dau Xanh

Ingrédients :

250 g de haricots mungo non décortiqués

500 ml d’eau

3 barres de sucre de canne brut

Recette : 

Mettre le tout à feu moyen pendant une heure

Ecumer au milieu de l’ébullition pour retirer les écorces qui émergent

Retirer du feu lorsque les haricots mungo sont tendres

Il se déguste froid ou chaud, du matin au soir, et évidemment de préférence entre les repas…

 

 

 

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Bánh khoai mì 

Le manioc usuellement consommé est la tubercule-racine de la plante du même nom (appelée aussi Cassava) et qui donne une fécule appelée tapioca. J’adooooore les desserts au tapioca et j’y reviendrai bientôt.

Le manioc a beau pousser en terre, être terreux et terrestre, il n’en est pas moins l’ingrédient clé de ce gâteau divin :

Hautement craquant à l’extérieur…

Oui,divin, j’ai décidé que c’était un goût depuis que mon fils m’a dit « le goût passe par la langue et par le cerveau. Chez toi, Maman, il reste longtemps dans le cerveau ». Dans mon cerveau, les goûts se mêlent aux souvenirs, aux histoires, aux savoirs transmis, à la conscience du moment pour devenir intemporels, étourdissants, divins, évocateurs, lancinants, captivants…

Alors ce gâteau que vous voyez est un gâteau à base de manioc, de noix de coco et de vanille. Il est hautement craquant à l’extérieur, indécemment fondant à l’intérieur, surtout à la sortie du four.

…Indécemment fondant à l’intérieur

Vous décrire la texture : au premier contact, vos dents butent sur la surface ultra-fine et ultra-résistante. Par l’odeur du coco alléché, vous craquez, vous croquez et ça craque. Le gâteau dévoile ensuite une chair fondante, dont la suavité est à peine perturbée par les minuscules copeaux de noix de coco râpée. Croquant, craquant et fondant se mélangent pour déconcerter un instant des papilles jusque là assoupies par la rondeur d’un thé rouge…Mais ce n’est pas là l’essentiel. L’essentiel est dans le goût.

Vous décrire le goût : l’odeur de la noix de coco chaude, mêlée au parfum de la vanille, reste encapsulée dans la chair de manioc aussi longtemps que dure la dégustation. La dégustation démarre avec une note olfactive de coco et se termine par une note olfactive de vanille…et se trouve exhalée par la tiédeur du gâteau.

Je reviens sur terre. Et vous livre la recette de ce gâteau. Le secret, mais où est le secret? Of course, il est dans la recette…

Ingrédients (pour un moule rond de 22 cm de diamètre) :

500 g de manioc râpé

1 gousse de vanille

1 poignée de noix de coco râpée

100 ml de lait de coco

1 pincée de sel

120g de sucre

2 c à s de lait concentré

1 c à c de beurre fondu

Recette :

Râpez le manioc.

Soyez attentifs à manipuler le manioc les mains sèches. Si vos mains sont mouillées, vous pourriez avoir une réaction urticante.

Râpez un quart de noix de coco

Disposez le manioc dans une passoire, y ajouter deux pincées de sel, et laissez égoutter environ une demi-heure au-dessus d’un récipient.

Grattez la gousse de vanille.

Dans un saladier, mélangez le manioc, la noix de coco, le lait de coco, le lait concentré, le sucre, les grains de vanille, le beurre, le lait concentré.

Versez le tout dans le moule.

Dans le four préchauffé à 200°, enfournez le gâteau.

Il paraît qu’il faut commencer à le surveiller « lorsque la maison embaume du parfum de coco et de vanille ». A ce moment là, il commence à dorer. Si la couleur vous convient (doré donc), vous prenez un cure-dent pour tester la cuisson. Si le cure-dent ressort sec, c’est cuit. Ce qui fait une demi-heure de cuisson.

Avez-vous remarqué que le gâteau se coupe en losanges et non en pointes. C’est une manière de faire de nombreuses parts (là j’en ai fait 24) sans qu’elles aient l’air ridiculement minuscules.

Avec cela, on ira tous au paradis.

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