Flux
Articles
Commentaires

Je serai à la Cuisine Fraîch’Attitude ce mercredi pour vous présenter un menu de la cuisine familiale quotidienne, facile et rapide à préparer.

Au menu, des plats du quotidien pour un repas équilibré et riche en saveurs : poulet à la citronnelle, brocolis sautés et mangue rôtie.

J’espère vous accueillir nombreuses et nombreux le 14 avril de 18h à 20h à la Cuisine Fraîch’attitude.

60, Rue du Faubourg Poissonnière

75010 Paris

Tél. : 01 49 49 15 15

Pour vous inscrire, cliquez ici.

Le cours est à 20 euros et le nombre de participants est limité à 12.

J’ai d’abord voulu tester le gingembre jeune que je venais de dénicher. Puis en ce moment, je suis un peu accro aux carottes Chantenay de chez Joël Thiébault : confites, râpées, en pickles, au four…leur saveur est juste soutenue et douce. Alors voilà, avec quelques dés de potion, une échalotte, une gousse d’ail et après un peu de temps, je me suis juste laissée cueillir par l’explosion de goûts, de textures et de saveurs de ce petit plat tout simple.

Quant au gingembre jeune, tendre et juteux, il est plus doux en goût que le gingembre sec et surtout il dégage une légère acidité qui souligne divinement la douceur de la Chantenay.

Le potiron apporte une texture en contraste avec le léger croquant des carottes.

Ingrédients pour 4 personnes :

2 carottes Chantenay

200 g de potiron

2 échalottes

5 cm de gingembre jeune

2 gousses d’ail

2 pincées de curcuma

1 c à s d’huile d’olive

Recette

Coupez le tronçon de gingembre jeune et l’échalote en fines lamelles

Coupez les carottes en deux dans le sens de la longueur et râpez-les à la mandoline

Coupez le potiron en dés de 2 cm d’arête

Faites revenir le gingembre et l’échalote dans l’huile d’olive avec les gousses d’ail écrasées

Ajoutez-y les morceaux de potiron

Faites revenir 5 min, puis ajoutez les bandeaux de carottes

Faites encore revenir 5 min puis mouillez le fond avec 5 cl d’eau

Laisser sur feux doux puis rajouter 5 cl d’eau au bout de 5 minutes.

Parsemez de coriandre ou de ciboulette avant de servir

Rhizome de gingembre jeune

Après avoir fêté dignement le Nouvel an chinois (correspondant à la fête du renouveau et du printemps), je serai de retour à la cuisine Fraich’attitude pour fêter l’arrivée du printemps.

Au menu, un bouillon de légumes, car sait-on jamais les frimas pourraient se prolonger jusqu’au 19 mars, suivi de rouleaux de printemps et pour finir, beignets de pommes vertes…Du léger, printanier, chic et pas cher!

J’espère vous accueillir nombreuses et nombreux le 19 mars de 12h à 14h à la Cuisine Fraîch’attitude.

60, Rue du Faubourg Poissonnière

75010 Paris

Tél. : 01 49 49 15 15

Pour vous inscrire, cliquez ici.

Le cours est à 20 euros et le nombre de participants est limité à 12.

Le 12 février prochain, j’animerai un cours de cuisine vietnamienne sur le thème de la Saint-Valentin à La cuisine Fraîch’attitude. Alors j’ai eu envie de vous parler d’amour.

J’ai eu maintes fois l’occasion d’observer que l’amour dans de nombreuses familles vietnamiennes est tu, intériorisé, offert à travers des gestes banaux de la vie quotidienne. Je l’ai vu dans les repas que cuisine la maîtresse de maison, dans l’injonction de réussite des parents vis-à-vis de leurs enfants, dans le silence du mari face à ce qu’il réprouve chez son épouse, dans l’accomplissement du devoir vis à vis des aînés…

Il est peu dit, affirmé ou célébré. Derrière la pudeur, la fierté, la peur de se montrer faible face à l’Autre, il semble même parfois oublié.

Je parle en particulier de familles pour lesquelles le souvenir de la guerre est encore vivant aujourd’hui. Je ne peux m’empêcher de penser que plus de 1000 années de guerre et d’occupation ont eu pour effet de rendre le sujet frivole. Il me semble aussi que le confucianisme, qui consiste à faire passer l’être social avant l’individu limite l’épanouissement des sentiments amoureux. Ces derniers sont perçus comme dangereux, comme une menace au maintien de l’équilibre social, « détournant les femmes de leurs devoirs et les hommes de leur destin ».

Et surtout comment vivre pleinement ses sentiments quand l’espace est détruit, l’histoire effacée et l’avenir incertain? Car c’est ainsi que le Vietnam est sorti de la guerre, il y a seulement 35 ans.

Et pourtant le sentiment est là. Alors on chante l’amour, on rêve l’amour, on écrit l’amour, avec pudeur et nostalgie. Il est question d’amour et de pays perdu, d’exil et de souvenirs, de séparations et de souffrance, de larmes et d’espoir de paix, d’amours fragiles, perdues et regrettées. L’amour est magnifié dans la peur de la perte, dans l’angoisse du non-retour, dans la tragédie de l’exil.

Entre les lignes, il ressort que la paix ne serait retrouvée que lorsque l’amour trouvera une place dans l’espace et dans le temps pour s’épanouir.

Le 12 février prochain, j’aurai donc le plaisir de vous proposer un menu Saint Valentin à la Cuisine Fraîch’attitude.

Je vous proposerai un menu original, doux et facile à préparer.

Ce cours aura lieu le vendredi 12 février 2010 de 12h à 14h à la Cuisine Fraîch’attitude.

60 Rue du Faubourg Poissonnière

75010 Paris

Tél. : 01 49 49 15 15

Pour vous inscrire, cliquez ici.

Le cours est à 20 euros et le nombre de participants est limité à 12.

J’espère vous y retrouver nombreuses et nombreux!

Truffes au chocolat, bûche au chocolat, galette des rois poire / chocolat, chocolat chaud et autres chocolats ont occupé récemment la maison plus que de raison…je n’ai d’ailleurs jamais su faire rimer chocolat avec raison.

Jusque dernièrement où un besoin de dessert frais et léger m’a conduite à envisager ce mélange a priori improbable et qui aboutit à un résultat que je ne peux que trop vous recommander.

La texture est un peu plus légère que celle de la panna cotta, le goût est aussi crémeux grâce à la crème de coco et l’envie de chocolat est totalement assouvie. En cette période de detox et d’envie de légereté, ce dessert vient à point nommé.

Ingrédients pour 6 personnes :

15g d’agar-agar en filaments

700 ml d’eau

165 ml de crème de coco

1 cuillère à soupe bombée de cacao amer en poudre

3/4 cuillères à soupe de sucre de canne complet (selon le goût)

Recette :

Laissez les filaments reposer dans l’eau froide pendant au moins 15 minutes dans une casserole

Portez la casserole à ébullition jusqu’à quasi-disparition des filaments

Pendant ce temps, battez dans un bol le chocolat et la crème de coco

Lorsque les filaments ont quasiment disparu, versez la préparation de chocolat-coco et le sucre dans la casserole.

Répartissez ensuite la préparation dans les moules de votre choix (ramequins, moules à motifs, moule à manqué..) en la faisant passer à travers un chinois pour retenir les filaments non dissouts.

Laissez refroidir pendant 30 minutes et mettez la préparation au réfrigérateur. Elle est prête pour dégustation au bout de 2 heures.

Bonne dégustation!

Happy 2010 !

Je vous souhaite une année riche en belles émotions, créative à tous égards, prospère pour vos êtres chers, joyeuse au quotidien et généreuse en bonnes surprises!

Je réitère ces grands moments d’échange et de plaisir que sont les cours de cuisine.

J’aurais un grand plaisir à vous retrouver chez Zenzoo Fodi les 4 et 16 décembre. Le 4 décembre, je vous propose un menu de la cuisine quotidienne très simple à reproduire et riche en saveurs. Le 16 décembre, je vous ferai découvrir un menu de la cuisine végétarienne vietnamienne.

Le lieu est intime et chaleureux, vous donnant l’impression réjouissante d’être reçus dans une cuisine d’amis. En participant à toutes les étapes, vous en repartez capables de reproduire les recettes le lendemain même.

J’espère vous y retrouver nombreuses et nombreux, les 4 et 16 décembre de 19h à 21h.

Zenzoo Foodi

2, Rue du Nil

75002 Paris

Tél. : 01 45 08 48 28

Pour vous inscrire, cliquez ici.

Je me suis souvent demandé s’il existait une façon de mettre en équation nos émotions, nos sentiments, nos souvenirs. Un ami, chercheur en mathématiques et sociologie appliquées parvient sans hésitation à corréler mathématiquement un comportement à son environnement, alors pourquoi pas?

Et j’ai l’impression parfois de le faire aujourd’hui.

La culture vietnamienne est une culture à forte dimension orale. Pour des raisons culturelles mais aussi historiques, c’est par les mots et les gestes que la transmission des valeurs, des savoirs et des savoir-faire s’est effectuée et s’effectue encore aujourd’hui. J’ai reçu récemment un message d’une grande cousine très âgée qui vit toujours au Vietnam, dans lequel elle me dit :  » voir une fois vaut mieux que lire cent fois, faire une fois vaut mieux que voir cent fois »…bien évidemment elle me parlait de cuisine. Elle, qui tint deux grands restaurants végétariens à Saïgon, saurait mieux que quiconque écrire ses secrets. Et pourtant nulle part ils n’existent, ou du moins si, ils existent : dans sa mémoire olfactive, gustative, et dans ses mains. Et aller la voir est aujourd’hui la seule façon de recueillir ses merveilleux secrets de cuisine dont je garde toujours un souvenir ému.

Je cuisine sur des souvenirs, des odeurs, des textures. Lorsque je cuisine, balance et doseur sont remplacés par mes sens. Et mes sens recréent un souvenir, une émotion, une joie. C’est alors qu’ils me signifient d’ajuster mes ingrédients et mon geste.

D’ailleurs, chaque fois que je me fais expliquer une recette, l’explication se termine invariablement par une expression très courante : « nem nem ». Je vous passe la prononciation très différenciée des deux termes mais ils signifient, dans l’ordre  » assaisonnez, goûtez ». Et sans surprise, c’est dans les derniers gestes, ceux qui ne sont pas dits, que se grave la signature familiale.

Lorsque je prends ma plume pour transcrire ingrédients et recettes, je n’écris rien d’autre qu’une feuille de route. Une route qui me semble relier par les sens hier à demain, mes aînés à mes descendants.

Voilà pourquoi le travail d’écriture de recettes familiales est très intime. Ce n’est pas une simple compilation d’ingrédients et d’étapes. C’est avant tout le partage de souvenirs sur plusieurs générations, et dans mon cas, un fil, qui permet de maintenir au chaud la joie et le plaisir aux côtés de l’Histoire.

Je viens de recevoir un SMS très touchant ce matin de J., la petite amie de mon cousin, qui a expérimenté hier la recette du Xoi Vo :  » Effet Madeleine de Proust pour ton cousin, super découverte gourmande pour moi ». Merci J., je suis comblée…

Zenzoo Foodi est un atelier de cuisine asiatique. Virginia, maîtresse des lieux, souhaite en faire un lieu de rencontre pour les amateurs de cuisine asiatique. Jusqu’ici Zenzoo foodi offrait des cours de cuisine chinoise, japonaise et thailandaise. Voici que la cuisine vietnamienne s’invite à table avec deux nouveaux cours en Novembre, que j’aurai le plaisir d’animer.

J’ai déjà participé à un cours de cuisine chez Zenzoo Foodi. La configuration des lieux est à la fois pratique et chaleureuse et donne l’impression d’être reçus chez des amis.

J’espère vous y retrouver nombreuses et nombreux les 6 et 23 novembre de 19h à 21h.

Photographie de JPKaré - Vietnam

Photographie de JPKaré - Vietnam

Zenzoo Foodi

2, Rue du Nil

75002 Paris

Tél. : 01 45 08 48 28

Pour vous inscrire, cliquez ici.

La photo a été prise par un photographe dont le travail et la sensibilité me touchent particulièrement. Vous pouvez retrouver certaines de ses superbes photographies prises à travers le monde sur son site : www.jpkare.com

Chè Bap

IMGP5657

Le « chè » (prononcé t-i-è) est un entremet sucré de consistance plus ou moins liquide, qui se déguste dans des verres ou des bols, avec de grandes cuillères…Il se déguste à toute heure du jour et de la nuit, du nord au Sud, chaud ou froid, jour ordinaire comme jour de fête. C’est un dessert totalement végétal qui se décline dans plusieurs dizaines de versions et qui contient selon les versions : lait de coco, agar-agar, algues, fruits, graines…Voilà pour la plus petite commune définition.

J’aime ce dessert parce qu’il est beau, doux, chaud et parfumé, en un mot, sensuel. Je l’aime aussi parce qu’il a un goût d’enfance. Il me ramène toujours sans faute aux après-midi où ma grand-mère et ses filles s’asseyaient  autour d’un chè pour partager un instant de calme, de rire et d’histoires. C’est un entremet que ma mère et mes tantes adoraient déguster à la sortie de l’école. Sa seule préparation est un rituel souvent partagé, grand moment de débat entre « pas assez ou trop » sucré, liquide, plein, coloré, savoureux…

Ce dessert a un goût mélangé de sensualité et d’innocence, mélange que je retrouve souvent dans de nombreuses formes de création du Vietnam. Notamment dans la « Ao Dai » (robe longue traditionnelle vietnamienne) qui souligne la taille et la poitrine de la femme mais cache toute sa peau à l’exception d’un petit centimètre au niveau de sa taille.

Cette version que je vous propose du c est une des plus simples à réaliser et une bonne entrée en matière pour essayer ce concept de dessert.

Elle consiste en une préparation à base de haricots mungo, maïs et billes de tapioca. Puis d’un nappage à base de noix de coco.

Ingrédients pour l’entremet (pour 4 personnes)

150 g de maïs en grains

2 c. à s. de haricots mungo

1,5 c. à s. de billes de tapioca (environ 2 mm de diamètre)

50 g de sucre

Recette pour l’entremet

Faites tremper les billes de tapioca au moins heure dans de l’eau froide

Faites tremper les haricots mungo au moins une heure dans de l’eau froide

Hachez le maïs

Mélangez le maïs et le sucre

Mettez les haricots mungo dans une casserole et recouvrez-les d’un centimètre d’eau. Laissez-les sur feu moyen jusqu’à ce qu’ils soient cuits

Lorsqu’ils sont cuits, toujours sur le feu, ajoutez le mélange maïs-sucre

Ajoutez les billes de tapioca et mélangez

Lorsque les billes de tapioca sont devenues translucides, retirez la casserole du feu

IMGP5663

Ingrédients pour le nappage de noix de coco

250 cl de lait de coco

1 c.àc. de farine de blé

1 morceau de sucre

1 gousse de vanille

1 pince de sel

Recette pour le nappage de noix de coco

Dans une casserole, fouettez la farine et le lait de coco

Sur feu moyen, remuez la préparation de temps en temps pour éviter les grumeaux

Lorsque le mélange commence à frémir, rajoutez le sucre

Laissez de côté

Le service

Dans un bol, mettez l’entremet, nappez-le de crème de noix de coco, servez chaud.

Astuces et conseils :

- N’oubliez pas de laisser tremper les billes de tapioca et les haricots mungo dans l’eau. Cela assure leur bonne cuisson.

-Le tapioca est cuit lorsqu’il est totalement translucide.

- La pincée de sel dans le nappage de noix de coco est indispensable pour en révéler la saveur sucrée.

IMGP5653