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Je réitère ces grands moments d’échange et de plaisir que sont les cours de cuisine.

J’aurais un grand plaisir à vous retrouver chez Zenzoo Fodi les 4 et 16 décembre. Le 4 décembre, je vous propose un menu de la cuisine quotidienne très simple à reproduire et riche en saveurs. Le 16 décembre, je vous ferai découvrir un menu de la cuisine végétarienne vietnamienne.

Le lieu est intime et chaleureux, vous donnant l’impression réjouissante d’être reçus dans une cuisine d’amis. En participant à toutes les étapes, vous en repartez capables de reproduire les recettes le lendemain même.

J’espère vous y retrouver nombreuses et nombreux, les 4 et 16 décembre de 19h à 21h.

Zenzoo Foodi

2, Rue du Nil

75002 Paris

Tél. : 01 45 08 48 28

Pour vous inscrire, cliquez ici.

Je me suis souvent demandé s’il existait une façon de mettre en équation nos émotions, nos sentiments, nos souvenirs. Un ami, chercheur en mathématiques et sociologie appliquées parvient sans hésitation à corréler mathématiquement un comportement à son environnement, alors pourquoi pas?

Et j’ai l’impression parfois de le faire aujourd’hui.

La culture vietnamienne est une culture à forte dimension orale. Pour des raisons culturelles mais aussi historiques, c’est par les mots et les gestes que la transmission des valeurs, des savoirs et des savoir-faire s’est effectuée et s’effectue encore aujourd’hui. J’ai reçu récemment un message d’une grande cousine très âgée qui vit toujours au Vietnam, dans lequel elle me dit : ” voir une fois vaut mieux que lire cent fois, faire une fois vaut mieux que voir cent fois”…bien évidemment elle me parlait de cuisine. Elle, qui tint deux grands restaurants végétariens à Saïgon, saurait mieux que quiconque écrire ses secrets. Et pourtant nulle part ils n’existent, ou du moins si, ils existent : dans sa mémoire olfactive, gustative, et dans ses mains. Et aller la voir est aujourd’hui la seule façon de recueillir ses merveilleux secrets de cuisine dont je garde toujours un souvenir ému.

Je cuisine sur des souvenirs, des odeurs, des textures. Lorsque je cuisine, balance et doseur sont remplacés par mes sens. Et mes sens recréent un souvenir, une émotion, une joie. C’est alors qu’ils me signifient d’ajuster mes ingrédients et mon geste.

D’ailleurs, chaque fois que je me fais expliquer une recette, l’explication se termine invariablement par une expression très courante : “nem nem”. Je vous passe la prononciation très différenciée des deux termes mais ils signifient, dans l’ordre ” assaisonnez, goûtez”. Et sans surprise, c’est dans les derniers gestes, ceux qui ne sont pas dits, que se grave la signature familiale.

Lorsque je prends ma plume pour transcrire ingrédients et recettes, je n’écris rien d’autre qu’une feuille de route. Une route qui me semble relier par les sens hier à demain, mes aînés à mes descendants.

Voilà pourquoi le travail d’écriture de recettes familiales est très intime. Ce n’est pas une simple compilation d’ingrédients et d’étapes. C’est avant tout le partage de souvenirs sur plusieurs générations, et dans mon cas, un fil, qui permet de maintenir au chaud la joie et le plaisir aux côtés de l’Histoire.

Je viens de recevoir un SMS très touchant ce matin de J., la petite amie de mon cousin, qui a expérimenté hier la recette du Xoi Vo : ” Effet Madeleine de Proust pour ton cousin, super découverte gourmande pour moi”. Merci J., je suis comblée…

Zenzoo Foodi est un atelier de cuisine asiatique. Virginia, maîtresse des lieux, souhaite en faire un lieu de rencontre pour les amateurs de cuisine asiatique. Jusqu’ici Zenzoo foodi offrait des cours de cuisine chinoise, japonaise et thailandaise. Voici que la cuisine vietnamienne s’invite à table avec deux nouveaux cours en Novembre, que j’aurai le plaisir d’animer.

J’ai déjà participé à un cours de cuisine chez Zenzoo Foodi. La configuration des lieux est à la fois pratique et chaleureuse et donne l’impression d’être reçus chez des amis.

J’espère vous y retrouver nombreuses et nombreux les 6 et 23 novembre de 19h à 21h.

Photographie de JPKaré - Vietnam

Photographie de JPKaré - Vietnam

Zenzoo Foodi

2, Rue du Nil

75002 Paris

Tél. : 01 45 08 48 28

Pour vous inscrire, cliquez ici.

La photo a été prise par un photographe dont le travail et la sensibilité me touchent particulièrement. Vous pouvez retrouver certaines de ses superbes photographies prises à travers le monde sur son site : www.jpkare.com

Chè Bap

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Le “chè” (prononcé t-i-è) est un entremet sucré de consistance plus ou moins liquide, qui se déguste dans des verres ou des bols, avec de grandes cuillères…Il se déguste à toute heure du jour et de la nuit, du nord au Sud, chaud ou froid, jour ordinaire comme jour de fête. C’est un dessert totalement végétal qui se décline dans plusieurs dizaines de versions et qui contient selon les versions : lait de coco, agar-agar, algues, fruits, graines…Voilà pour la plus petite commune définition.

J’aime ce dessert parce qu’il est beau, doux, chaud et parfumé, en un mot, sensuel. Je l’aime aussi parce qu’il a un goût d’enfance. Il me ramène toujours sans faute aux après-midi où ma grand-mère et ses filles s’asseyaient  autour d’un chè pour partager un instant de calme, de rire et d’histoires. C’est un entremet que ma mère et mes tantes adoraient déguster à la sortie de l’école. Sa seule préparation est un rituel souvent partagé, grand moment de débat entre “pas assez ou trop” sucré, liquide, plein, coloré, savoureux…

Ce dessert a un goût mélangé de sensualité et d’innocence, mélange que je retrouve souvent dans de nombreuses formes de création du Vietnam. Notamment dans la “Ao Dai” (robe longue traditionnelle vietnamienne) qui souligne la taille et la poitrine de la femme mais cache toute sa peau à l’exception d’un petit centimètre au niveau de sa taille.

Cette version que je vous propose du c est une des plus simples à réaliser et une bonne entrée en matière pour essayer ce concept de dessert.

Elle consiste en une préparation à base de haricots mungo, maïs et billes de tapioca. Puis d’un nappage à base de noix de coco.

Ingrédients pour l’entremet (pour 4 personnes)

150 g de maïs en grains

2 c. à s. de haricots mungo

1,5 c. à s. de billes de tapioca (environ 2 mm de diamètre)

50 g de sucre

Recette pour l’entremet

Faites tremper les billes de tapioca au moins heure dans de l’eau froide

Faites tremper les haricots mungo au moins une heure dans de l’eau froide

Hachez le maïs

Mélangez le maïs et le sucre

Mettez les haricots mungo dans une casserole et recouvrez-les d’un centimètre d’eau. Laissez-les sur feu moyen jusqu’à ce qu’ils soient cuits

Lorsqu’ils sont cuits, toujours sur le feu, ajoutez le mélange maïs-sucre

Ajoutez les billes de tapioca et mélangez

Lorsque les billes de tapioca sont devenues translucides, retirez la casserole du feu

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Ingrédients pour le nappage de noix de coco

250 cl de lait de coco

1 c.àc. de farine de blé

1 morceau de sucre

1 gousse de vanille

1 pince de sel

Recette pour le nappage de noix de coco

Dans une casserole, fouettez la farine et le lait de coco

Sur feu moyen, remuez la préparation de temps en temps pour éviter les grumeaux

Lorsque le mélange commence à frémir, rajoutez le sucre

Laissez de côté

Le service

Dans un bol, mettez l’entremet, nappez-le de crème de noix de coco, servez chaud.

Astuces et conseils :

- N’oubliez pas de laisser tremper les billes de tapioca et les haricots mungo dans l’eau. Cela assure leur bonne cuisson.

-Le tapioca est cuit lorsqu’il est totalement translucide.

- La pincée de sel dans le nappage de noix de coco est indispensable pour en révéler la saveur sucrée.

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Photo Isabelle Rozenbaum

Photo Isabelle Rozenbaum

La galerie Fraîch’attitude (membre de l’Interprofessionnelle des Fruits et Légumes) a été fondée sur une conviction à laquelle j’adhère totalement selon laquelle “expériences culinaires et artistiques se côtoient et se confondent”. Je partage pleinement cette vision et la raison d’être de la galerie est de construire une passerelle entre le monde culinaire et le monde artistique. Cette notion de passerelle est essentielle dans ma démarche personnelle, c’est grâce à ces ouvertures entre des mondes qui ne demandent qu’à exprimer leur perméabilité que la transmission devient possible.

La Galerie invite donc régulièrement des artistes dont la création vient enrichir le discours sur l’Art Culinaire. Du 15 octobre au 28 novembre, la Galerie exposera les photographies d’Isabelle Rozenbaum. “A pleines mains – séquences culinaires” offre à notre regard des photographies qu’Isabelle a eu l’occasion de prendre lors de ses voyages photographiques et culinaires. On y voit des mains de femmes qui cuisinent, femmes autour du monde, avec des gestes qui leur sont propres et qui nous font partager un instant leur intimité. Ces gestes sont magnifiés par le regard d’Isabelle qui place la notion de transmission au coeur de son travail.

La Galerie Fraîch’attitude est juxtaposée à la cuisine Fraîch’attitude. La vocation de la Cuisine est d’apprendre à cuisiner fruits et légumes de saison au quotidien pour une alimentation saine et équilibrée. Là encore, je ne peux me sentir plus concernée par ce propos car la cuisine vietnamienne fait la part belle aux légumes, fruits et herbes aromatiques. A cette fin, de nombreux ateliers sont organisés au cours desquels des chefs viennent proposer leurs menus bâtis autour des fruits et des légumes de saison. J’ai eu l’occasion d’y suivre un cours et j’ai été séduite par le lieu et le concept, 1h30 de préparation en commun d’un menu complet et 30 minutes de dégustation, à l’heure du déjeuner. Mais plus encore, c’est un moment de partage d’expérience et de convivialité, qui a franchement ravi et ma faim et ma soif de connaissance!

Aussi, lorsqu’Isabelle m’a proposé de participer à l’évènement “A pleines mains – séquences culinaires”, en donnant un cours de cuisine vietnamienne à la Cuisine Fraîch’attitude, je n’ai pas hésité une seconde.

Je vous proposerai un menu de cuisine familiale, privilégiant les légumes, fruits de saison et les herbes aromatiques. Les recettes que je vous ferai découvrir pourront se décliner à l’envie selon les saisons.

Ce cours aura lieu le vendredi 13 novembre 2009 de 12h à 14h à la Cuisine Fraîch’attitude.

60 Rue du Faubourg Poissonnière

75010 Paris

Tél. : 01 49 49 15 15

Pour vous inscrire, cliquez ici.

Mail : cuisinefa@interfel.com

Le cours est à 20 euros et le nombre de participants est limité à 12.

J’espère vous y retrouver nombreuses et nombreux!

Bienvenue chez moi!

Beena, Florence et Isabelle m’ont fait le plaisir et l’amité de venir à la maison la semaine passée pour une après-midi de gourmandises, de douceur et de partage.

Cette belle rencontre a commencé par un article fort généreux sur le magnifique blog de Beena, où elle évoque ma cuisine vietnamienne. Florence est alors venue me rendre une visite virtuelle et m’a laissé un message dont la gentillesse m’a immédiatement donné envie de la connaître.

Puis je suis allée à mon tour sur son superbe blog, où j’ai été conquise par ses recettes emplies de fraîcheur et de créativité, par son écriture et par ses photos. Je savais aussi, grâce à Beena et Isabelle, que Florence est une virtuose de la boulange.

Ma gourmandise ayant inhibé tout sens de la retenue, je lui fis alors part d’une de mes préoccupations en rapport avec la boulange.

Nous sommes arrivées à un accord : boulange contre rouleaux de printemps et cake aux épices indien de Beena.

Cette rencontre n’aurait pas été complète sans la présence d’Isabelle, dont nous suivons toutes trois les ateliers photographiques. Chaque atelier d’Isabelle est une expérience unique où la technique, la sensibilité et la créativité de chacun sont sollicitées. Dans sa pédagogie, une grande part de l’apprentissage provient des richesses de chaque participant, elle accompagne sans diriger, elle encourage sans exiger. Surtout, elle écoute et observe et s’adapte pour aider chacun à utiliser votre appareil pour révéler vos envies. Elle porte aussi beaucoup d’attention à la dynamique du groupe, de sorte que chacun puisse s’enrichir des expériences de l’autre. En cela, ce sont de vrais moments de partage et de plaisir. Lorsque je quitte les ateliers d’Isabelle, j’ai certes acquis un nouveau savoir et de nouvelles techniques, mais je repars surtout avec de nouvelles envies et de nouvelles idées!

Action en images :

Isabelle

Au menu de ce déjeuner, rouleaux de printemps en entrée et un plat à base de poulet à la citronnelle. J’ai laissé à chacune le soin d’apporter sa touche personnelle :

Qui est qui?
Mains sur les rouleaux

Et le résultat fut magnifique!

Et voilà

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, nous avons poursuivi ces agapes par un dessert au soleil composé de mets parfaitement ensoleillés : cake indien aux épices de Beena et pain au levain et oranges confites de Florence.

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Le pain au levain aux oranges confites de Florence qui a duré...1 jour

Le cake indien de Beena vu depuis mes rêves, nécessairement un peu flou...

Le cake indien de Beena vu depuis mes rêves, nécessairement un peu flou...

Merci infiniment à vous trois pour cette après-midi de soleil et de douceur…

Et pour ceux qui souhaitent reproduire notre menu :

Rouleaux de printemps

Poulet à la citronnelle

Cake aux épices indien de Beena

Pain au levain (ce n’est pas la recette exacte mais une bonne manière de s’en rapprocher!)

Et….belles photos

Un grand merci à Isabelle pour cette idée de billets croisés, c’est simplement génial! Vous pouvez voir les regards de Beena, Florence et Isabelle sur cette journée sur leurs blogs.

Et c’est pour moi d’une telle évidence que je n’ai même pas pris la peine de préciser les points essentiels suivants :

- les pitas à la cannelle et aux pommes, le pain aux oranges confites et le pain aux graines de courge de Florence sont à tomber par terre!! Nous nous sommes partagés à trois les jolis pains que Florence nous a apportés et 24h plus tard, j’errais désespérement dans ma cuisine à la recherche de la dernière miette…

- le cake de Beena, j’en mange plus que je n’en parle mais je ne me lasse pas d’en parler!!

Merci, merci pour tous ces plaisirs qui rendent la vie plus belle…

Banh Mi Chien Tom

Banh mi chien tom

L’été qui s’achève a toujours eu pour moi un goût d’enfance qui s’en va. L’été prochain, on sera plus grand, plus vieux, forcément.

Aussi, les rayons de soleil de ces derniers jours, la brise chaude, le ciel bleu sonnent comme une urgence à profiter vite, vite et avec la plus grande acuité de ce qui ressemble à un aurevoir.

Ce met est un met de déjeuner sur l’herbe, je m’en souviens comme de ceux qui ont marqué mon passage dans le monde des “grands enfants”. Avant cela, il était “trop chaud”, “trop croquant”, “trop fondant”, trop pour les grands…

Il s’agit d’une farce à base de crevettes et de viande assaisonnée avec des herbes et du nuoc mam, que l’on dépose sur une tranche de baguette. Le temps de marinade permet à la farce de s’imprégner des divers arômes d’herbes et de sauce. La cuisson se fait en friture, donnant ainsi à l’ensemble une texture à la fois fondante (pour la farce) et croustillante (pour le pain).

C’est avec amusement que je vois mes enfants s’en détourner sans raison fondamentale si ce ne sont leurs petites mains sensibles au chaud et leurs petites mâchoires encore trop petites pour en savourer toute la matière…

C’est un met qui sied à la perfection aux apéritifs dînatoires, aux buffets et aux pique-nique…

Banh mi chien tom - Inside

Ingrédients (environ 30 pièces)

1 baguette

200 g crevettes

100 g d’échine de porc hachée

3 brins de ciboule

1 échalote

1 pincée de sel

2 morceaux de sucre

2 tours de moulin à poivre

1 c à c de nuoc mam

1 c à c de fécule de pomme de terre

1 blanc d’oeuf

1 c à c de levure chimique

Recette

Coupez le pain en tronçons de 1,5 cm

Epluchez, rincez et essorez les crevettes dans un papier absorbant

Coupez les brins de ciboule en tronçons de 1 cm et conservez uniquement la partie blanche

Coupez finement l’échalote

Battez le blanc d’oeuf et conservez-en les 3/4

Mélangez le tout et laissez reposer au réfrigérateur au moins deux heures

Hachez la préparation au robot mixeur

Goûtez et rectifiez éventuellement l’assaisonnement (en sel ou en sucre)

Répartissez la préparation sur les tranches de pain

Faites frire le tout dans un bain d’huile

Astuces et conseils

Cette recette peut également être préparée avec des tranches de pain de mie. Le côté croustillant est alors moindre.

Les deux heures de repos sont un minimum, cette préparation peut être préparée la veille pour le lendemain.

Une fois hachée, la préparation a un aspect liant, dû à la levure et à la fécule de pomme de terre.

Lors de la friture, les pièces se tournent systématiquement côté farce vers le bas, aussi pensez à les retourner régulièrement.

    “…Et dans la douceur de l’amitié qu’il y ait rire, et partage de plaisirs

    Car dans la rosée des petites choses le coeur retrouve son petit matin et ainsi il s’en trouve rafraîchi”

    Khalil Gibran, Le prophète

    Il est des occurences rares et précieuses, que je n’ose espérer mais accueille avec émotion. Parmi elles, découvrir de nouvelles sensations gustatives, de celles qui font arrêter le temps, les souvenirs et effacent pour un instant fugace celles qui les avaient précédées. Un coup de foudre en quelque sorte. Grâce à mon amie Beena, j’ai eu la chance de vivre plusieurs moments de la sorte en partageant sa cuisine riche, joyeuse, épicée, inventive et dont la chaleur réchauffe le corps et l’esprit.

    Voici en photo, le cake indien aux épices d’après la recette originale de Beena, celui-là même qui m’a fait vivre le coup de foudre à nouveau récemment.

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    Je pourrais vous donner la recette de ce cake, mais alors je vous priverais du plaisir de découvrir l’indispensable ouvrage de Beena  ” Mes recettes indiennes ” dans lequel vous trouverez tous ses secrets généreusement partagés. Je peux juste vous dire qu’il contient entre autres de la cannelle, de la girofle, de la muscade, de l’anis étoilé et du zest d’orange…

    Son deuxième ouvrage, Pure et Simple est également un trésor pour tous les amateurs de cuisine végétarienne ou tout simplement pour ceux qui recherchent une idée de plat d’accompagnement.

    Je ne peux que trop vous recommander de partir à la découverte de la cuisine indienne en la compagnie de Beena. Vous serez sûrs d’aimer le voyage!

    Cake indien

Bo La Lot


Bo La lot 1

Le souvenir de ce met fait partie de ces réminiscences troublantes et paradoxales qui m’amènent à chérir avec nostalgie des choses que je n’appréciais pas en tant qu’enfant. A cette liste, je rajouterais les voyages en voiture de nuit, les pique-nique à la campagne et la musique préférée de mon grand-père…

J’ai oublié mes griefs passés vis-à-vis de ce plat et je vous livre la liste des raisons pour lesquelles je l’aime tant :

-       la présence des épices dans la viande lui confère un arôme addictif

-       la feuille de bétel est un allié précieux dans la cuisson en feuilles : elle est résistante à la chaleur et sous l’effet de celle-ci prend des reflets irisés que je trouve de toute beauté. Enfin, elle exhale un arôme légèrement boisé qui se marie à la perfection avec la viande épicée. A ce sujet, je tiens à préciser que la feuille de bétel ne contient aucun psychotrope : les fameuses « chiqueuses de bétel » s’enivrent en réalité grâce à la noix d’arec (qui ne peut elle-même être bien nocive, puisque vous pouvez la trouver en vente libre dans toutes les épiceries asiatiques).

-       La préparation est simple et rapide, tout comme la cuisson

-       Ce met peut-être accompagné de riz, de légumes ou de rien d’autre que lui-même. Il est toujours savoureux.

Je le sers parfois en apéritif…

Bo LaLot 2

Ingrédients (pour env. 4 personnes)

1 sachet de feuilles de bétel fraîches (épicerie asiatique)

150 g de steak haché

150g d’échine de porc haché

2 échalottes

1 gousse d’ail

Epices (1 pincée ou plus selon le goût) : cannelle, girofle, coriandre, badiane, poivre

1 c à c de nuoc mam

1,5 c à c de sucre

1 pincée de sel

Recette

Lavez les feuilles de bétel,  essorez-les très légèrement pour ne pas les casser et laissez-les sécher à l’air libre

Emincez l’ail et les échalottes

Dans un saladier, mélangez la viande et tous les ingrédients (hors feuilles de bétel)

Goûtez et ajoutez épices, nuoc mam, sel, sucre selon votre goût

Préparation des bouchées

Posez la feuille de bétel pointe vers le haut et face mate vers vous

Déposez l’équivalent d’un cylindre de 4/5 cm de long et de 1,5 cm de diamètre de farce sur la partie la plus large de la feuille

Rabattez les bords.

Roulez la feuille et fermez la bouchée avec un pique.

Cuisson

Il y  a deux façons de faire cuire ces bouchées :

- Soit à la poele avec une cuillère à soupe d’huile

- Soit au grill / barbecue en les enserrant dans une grille de cuisson

Laissez-les cuire deux minutes sur une face puis tournez-les de manière à uniformiser la cuisson.

IMGP3279Je tiens à préciser que sur cette photo la brillance est attribuable à la feuille et non pas à l’huile de cuisson…

Banh Gan

Flan épices / coco

 

«  -Avez-vous vu comme l’intérieur est régulier ?

            – Oh !

- Avez-vous vu la couleur caramel de ce flan?

            – Ah !

- Avez-vous senti le croustillant de ce dessert ?

            – Mais oui !! »

Un silence, des bruits de cuillères puis de longs « mmhhh »  ont suivi ce dialogue particulièrement riche entre femmes gourmandes…et du haut de mes cinq (six ?sept ?) ans, je pensais naïvement« pas de quoi en faire un flan ».

J’ai essayé dernièrement de tester par moi-même ce qu’il y avait de si exceptionnel à réaliser ce dessert aéré, couleur caramel et croustillant à l’extérieur.

En découvrant la recette, je ne fus pas au bout de mes surprises parmi lesquelles (je cite) :

«- Mélanger les œufs avec les doigts

-Utiliser du bicarbonate de soude (pour un flan ?)

-Verser ce flan dans un récipient brûlant qui doit faire « pschhhttt » au moment où l’appareil à flan le touche. Sans ce bruit, point de flan aux épices et au coco réussi… »

Ma touche personnelle consiste à verser sur ce flan un filet de caramel au gingembre, qui vient faire de ce dessert un dessert froid en température mais torride en saveur !

Vous obtenez alors un flan croustillant, parfumé, léger, rafraîchissant et énergisant !

Flan aux épices et à la noix de coco

Ingrédients (pour 6 personnes)

Pour le flan

6 œufs moyens

400 ml de lait de coco

100 g de sucre brun ou roux

1/4 de cuillère à café de : cannelle en poudre, badiane en poudre, girofle en poudre

¾ cuillère à soupe de fécule de pomme de terre

¼ cuillère à café de bicarbonate de soude

Pour le caramel au gingembre

125 cl d’eau

2 barres de sucre de canne

1 morceau de gingembre d’environ 7 cm de long

Quelques gouttes de citron (3 à 4)

Recette

Dans une casserole, faites bouillir 4 cuillères à soupe d’eau et 50 g de sucre.

Lorsque le mélange atteint 100°, versez le lait de coco que vous aurez remué préalablement pour le rendre homogène. Faites attention aux éclaboussures éventuelles.

Ajoutez-y le sucre restant et les épices et mélangez

Cassez les 6 œufs dans un saladier

Ajoutez-y la fécule de pomme de terre et le bicarbonate de soude

Mélangez doucement avec une spatule. La recette traditionnelle recommande de mélanger le tout à la main afin de ne pas créer de bulles d’air dans l’appareil, tout en permettant de bien mélanger les ingrédients.

Versez le mélange caramel / lait de coco dans les œufs en le faisant passer à travers un chinois. Cela permettra de retenir les éventuels morceaux de caramels durcis dans le chinois.

Faites préchauffer votre four à 200° et mettez-y votre moule ou vos moules sur une plaque.

Pour les moules, vous pouvez utiliser des moules à manqué ou des moules individuels type moules à muffins ou moules à tartelette unie (non cannelée).

Pendant ce temps découpez des feuilles du papier aluminium pour recouvrir chaque moule que vous utilisez.

Au bout de 5 minutes, retirez votre moule du four et versez-y l’appareil à travers une passoire. Si vous utilisez plusieurs moules, effectuez cette opération en sortant les moules du four au fur et à mesure pour éviter qu’ils ne refroidissent.

Recouvrez votre (vos) moule(s) de papier aluminium.

Enfournez le tout pendant 30 minutes à 200°.

 

Coupe de gingembre sur fond de rhizome

Coupe de gingembre sur fond de rhizome

Pendant ce temps, préparez le caramel au gingembre.

Mettez dans une casserole 125 cl d’eau, le sucre de canne et le gingembre coupé en fines lamelles.

Mettez ce mélange sur feu moyen et portez-le à ébullition.

Lorsqu’il atteint 105° (petit filé), ajoutez quelques gouttes de citron.

Ce caramel se conserve plusieurs semaines dans un endroit sec et tempéré.

Sortez vos flans du four, retirez le papier aluminium, laissez refroidir et mettez au réfrigérateur.

Conseils et astuces

Ne jetez pas votre caramel au gingembre après utilisation : les lamelles de gingembre vont se confire avec le temps et sont délicieuses à déguster telles quelles.

Pour la cuisson, posez votre moule ou vos moules sur une plaque, sur laquelle vous verserez un fond d’eau afin d’éviter une surchauffe des moules. Cette surchauffe risque en effet de faire se soulever le flan et donc de le déformer.

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