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Le 12 février prochain, j’animerai un cours de cuisine vietnamienne sur le thème de la Saint-Valentin à La cuisine Fraîch’attitude. Alors j’ai eu envie de vous parler d’amour.

J’ai eu maintes fois l’occasion d’observer que l’amour dans de nombreuses familles vietnamiennes est tu, intériorisé, offert à travers des gestes banaux de la vie quotidienne. Je l’ai vu dans les repas que cuisine la maîtresse de maison, dans l’injonction de réussite des parents vis-à-vis de leurs enfants, dans le silence du mari face à ce qu’il réprouve chez son épouse, dans l’accomplissement du devoir vis à vis des aînés…

Il est peu dit, affirmé ou célébré. Derrière la pudeur, la fierté, la peur de se montrer faible face à l’Autre, il semble même parfois oublié.

Je parle en particulier de familles pour lesquelles le souvenir de la guerre est encore vivant aujourd’hui. Je ne peux m’empêcher de penser que plus de 1000 années de guerre et d’occupation ont eu pour effet de rendre le sujet frivole. Il me semble aussi que le confucianisme, qui consiste à faire passer l’être social avant l’individu limite l’épanouissement des sentiments amoureux. Ces derniers sont perçus comme dangereux, comme une menace au maintien de l’équilibre social, « détournant les femmes de leurs devoirs et les hommes de leur destin ».

Et surtout comment vivre pleinement ses sentiments quand l’espace est détruit, l’histoire effacée et l’avenir incertain? Car c’est ainsi que le Vietnam est sorti de la guerre, il y a seulement 35 ans.

Et pourtant le sentiment est là. Alors on chante l’amour, on rêve l’amour, on écrit l’amour, avec pudeur et nostalgie. Il est question d’amour et de pays perdu, d’exil et de souvenirs, de séparations et de souffrance, de larmes et d’espoir de paix, d’amours fragiles, perdues et regrettées. L’amour est magnifié dans la peur de la perte, dans l’angoisse du non-retour, dans la tragédie de l’exil.

Entre les lignes, il ressort que la paix ne serait retrouvée que lorsque l’amour trouvera une place dans l’espace et dans le temps pour s’épanouir.

Le 12 février prochain, j’aurai donc le plaisir de vous proposer un menu Saint Valentin à la Cuisine Fraîch’attitude.

Je vous proposerai un menu original, doux et facile à préparer.

Ce cours aura lieu le vendredi 12 février 2010 de 12h à 14h à la Cuisine Fraîch’attitude.

60 Rue du Faubourg Poissonnière

75010 Paris

Tél. : 01 49 49 15 15

Pour vous inscrire, cliquez ici.

Le cours est à 20 euros et le nombre de participants est limité à 12.

J’espère vous y retrouver nombreuses et nombreux!

Truffes au chocolat, bûche au chocolat, galette des rois poire / chocolat, chocolat chaud et autres chocolats ont occupé récemment la maison plus que de raison…je n’ai d’ailleurs jamais su faire rimer chocolat avec raison.

Jusque dernièrement où un besoin de dessert frais et léger m’a conduite à envisager ce mélange a priori improbable et qui aboutit à un résultat que je ne peux que trop vous recommander.

La texture est un peu plus légère que celle de la panna cotta, le goût est aussi crémeux grâce à la crème de coco et l’envie de chocolat est totalement assouvie. En cette période de detox et d’envie de légereté, ce dessert vient à point nommé.

Ingrédients pour 6 personnes :

15g d’agar-agar en filaments

700 ml d’eau

165 ml de crème de coco

1 cuillère à soupe bombée de cacao amer en poudre

3/4 cuillères à soupe de sucre de canne complet (selon le goût)

Recette :

Laissez les filaments reposer dans l’eau froide pendant au moins 15 minutes dans une casserole

Portez la casserole à ébullition jusqu’à quasi-disparition des filaments

Pendant ce temps, battez dans un bol le chocolat et la crème de coco

Lorsque les filaments ont quasiment disparu, versez la préparation de chocolat-coco et le sucre dans la casserole.

Répartissez ensuite la préparation dans les moules de votre choix (ramequins, moules à motifs, moule à manqué..) en la faisant passer à travers un chinois pour retenir les filaments non dissouts.

Laissez refroidir pendant 30 minutes et mettez la préparation au réfrigérateur. Elle est prête pour dégustation au bout de 2 heures.

Bonne dégustation!

Happy 2010 !

Je vous souhaite une année riche en belles émotions, créative à tous égards, prospère pour vos êtres chers, joyeuse au quotidien et généreuse en bonnes surprises!

Je réitère ces grands moments d’échange et de plaisir que sont les cours de cuisine.

J’aurais un grand plaisir à vous retrouver chez Zenzoo Fodi les 4 et 16 décembre. Le 4 décembre, je vous propose un menu de la cuisine quotidienne très simple à reproduire et riche en saveurs. Le 16 décembre, je vous ferai découvrir un menu de la cuisine végétarienne vietnamienne.

Le lieu est intime et chaleureux, vous donnant l’impression réjouissante d’être reçus dans une cuisine d’amis. En participant à toutes les étapes, vous en repartez capables de reproduire les recettes le lendemain même.

J’espère vous y retrouver nombreuses et nombreux, les 4 et 16 décembre de 19h à 21h.

Zenzoo Foodi

2, Rue du Nil

75002 Paris

Tél. : 01 45 08 48 28

Pour vous inscrire, cliquez ici.

Je me suis souvent demandé s’il existait une façon de mettre en équation nos émotions, nos sentiments, nos souvenirs. Un ami, chercheur en mathématiques et sociologie appliquées parvient sans hésitation à corréler mathématiquement un comportement à son environnement, alors pourquoi pas?

Et j’ai l’impression parfois de le faire aujourd’hui.

La culture vietnamienne est une culture à forte dimension orale. Pour des raisons culturelles mais aussi historiques, c’est par les mots et les gestes que la transmission des valeurs, des savoirs et des savoir-faire s’est effectuée et s’effectue encore aujourd’hui. J’ai reçu récemment un message d’une grande cousine très âgée qui vit toujours au Vietnam, dans lequel elle me dit :  » voir une fois vaut mieux que lire cent fois, faire une fois vaut mieux que voir cent fois »…bien évidemment elle me parlait de cuisine. Elle, qui tint deux grands restaurants végétariens à Saïgon, saurait mieux que quiconque écrire ses secrets. Et pourtant nulle part ils n’existent, ou du moins si, ils existent : dans sa mémoire olfactive, gustative, et dans ses mains. Et aller la voir est aujourd’hui la seule façon de recueillir ses merveilleux secrets de cuisine dont je garde toujours un souvenir ému.

Je cuisine sur des souvenirs, des odeurs, des textures. Lorsque je cuisine, balance et doseur sont remplacés par mes sens. Et mes sens recréent un souvenir, une émotion, une joie. C’est alors qu’ils me signifient d’ajuster mes ingrédients et mon geste.

D’ailleurs, chaque fois que je me fais expliquer une recette, l’explication se termine invariablement par une expression très courante : « nem nem ». Je vous passe la prononciation très différenciée des deux termes mais ils signifient, dans l’ordre  » assaisonnez, goûtez ». Et sans surprise, c’est dans les derniers gestes, ceux qui ne sont pas dits, que se grave la signature familiale.

Lorsque je prends ma plume pour transcrire ingrédients et recettes, je n’écris rien d’autre qu’une feuille de route. Une route qui me semble relier par les sens hier à demain, mes aînés à mes descendants.

Voilà pourquoi le travail d’écriture de recettes familiales est très intime. Ce n’est pas une simple compilation d’ingrédients et d’étapes. C’est avant tout le partage de souvenirs sur plusieurs générations, et dans mon cas, un fil, qui permet de maintenir au chaud la joie et le plaisir aux côtés de l’Histoire.

Je viens de recevoir un SMS très touchant ce matin de J., la petite amie de mon cousin, qui a expérimenté hier la recette du Xoi Vo :  » Effet Madeleine de Proust pour ton cousin, super découverte gourmande pour moi ». Merci J., je suis comblée…

Zenzoo Foodi est un atelier de cuisine asiatique. Virginia, maîtresse des lieux, souhaite en faire un lieu de rencontre pour les amateurs de cuisine asiatique. Jusqu’ici Zenzoo foodi offrait des cours de cuisine chinoise, japonaise et thailandaise. Voici que la cuisine vietnamienne s’invite à table avec deux nouveaux cours en Novembre, que j’aurai le plaisir d’animer.

J’ai déjà participé à un cours de cuisine chez Zenzoo Foodi. La configuration des lieux est à la fois pratique et chaleureuse et donne l’impression d’être reçus chez des amis.

J’espère vous y retrouver nombreuses et nombreux les 6 et 23 novembre de 19h à 21h.

Photographie de JPKaré - Vietnam

Photographie de JPKaré - Vietnam

Zenzoo Foodi

2, Rue du Nil

75002 Paris

Tél. : 01 45 08 48 28

Pour vous inscrire, cliquez ici.

La photo a été prise par un photographe dont le travail et la sensibilité me touchent particulièrement. Vous pouvez retrouver certaines de ses superbes photographies prises à travers le monde sur son site : www.jpkare.com

Chè Bap

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Le « chè » (prononcé t-i-è) est un entremet sucré de consistance plus ou moins liquide, qui se déguste dans des verres ou des bols, avec de grandes cuillères…Il se déguste à toute heure du jour et de la nuit, du nord au Sud, chaud ou froid, jour ordinaire comme jour de fête. C’est un dessert totalement végétal qui se décline dans plusieurs dizaines de versions et qui contient selon les versions : lait de coco, agar-agar, algues, fruits, graines…Voilà pour la plus petite commune définition.

J’aime ce dessert parce qu’il est beau, doux, chaud et parfumé, en un mot, sensuel. Je l’aime aussi parce qu’il a un goût d’enfance. Il me ramène toujours sans faute aux après-midi où ma grand-mère et ses filles s’asseyaient  autour d’un chè pour partager un instant de calme, de rire et d’histoires. C’est un entremet que ma mère et mes tantes adoraient déguster à la sortie de l’école. Sa seule préparation est un rituel souvent partagé, grand moment de débat entre « pas assez ou trop » sucré, liquide, plein, coloré, savoureux…

Ce dessert a un goût mélangé de sensualité et d’innocence, mélange que je retrouve souvent dans de nombreuses formes de création du Vietnam. Notamment dans la « Ao Dai » (robe longue traditionnelle vietnamienne) qui souligne la taille et la poitrine de la femme mais cache toute sa peau à l’exception d’un petit centimètre au niveau de sa taille.

Cette version que je vous propose du c est une des plus simples à réaliser et une bonne entrée en matière pour essayer ce concept de dessert.

Elle consiste en une préparation à base de haricots mungo, maïs et billes de tapioca. Puis d’un nappage à base de noix de coco.

Ingrédients pour l’entremet (pour 4 personnes)

150 g de maïs en grains

2 c. à s. de haricots mungo

1,5 c. à s. de billes de tapioca (environ 2 mm de diamètre)

50 g de sucre

Recette pour l’entremet

Faites tremper les billes de tapioca au moins heure dans de l’eau froide

Faites tremper les haricots mungo au moins une heure dans de l’eau froide

Hachez le maïs

Mélangez le maïs et le sucre

Mettez les haricots mungo dans une casserole et recouvrez-les d’un centimètre d’eau. Laissez-les sur feu moyen jusqu’à ce qu’ils soient cuits

Lorsqu’ils sont cuits, toujours sur le feu, ajoutez le mélange maïs-sucre

Ajoutez les billes de tapioca et mélangez

Lorsque les billes de tapioca sont devenues translucides, retirez la casserole du feu

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Ingrédients pour le nappage de noix de coco

250 cl de lait de coco

1 c.àc. de farine de blé

1 morceau de sucre

1 gousse de vanille

1 pince de sel

Recette pour le nappage de noix de coco

Dans une casserole, fouettez la farine et le lait de coco

Sur feu moyen, remuez la préparation de temps en temps pour éviter les grumeaux

Lorsque le mélange commence à frémir, rajoutez le sucre

Laissez de côté

Le service

Dans un bol, mettez l’entremet, nappez-le de crème de noix de coco, servez chaud.

Astuces et conseils :

- N’oubliez pas de laisser tremper les billes de tapioca et les haricots mungo dans l’eau. Cela assure leur bonne cuisson.

-Le tapioca est cuit lorsqu’il est totalement translucide.

- La pincée de sel dans le nappage de noix de coco est indispensable pour en révéler la saveur sucrée.

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Photo Isabelle Rozenbaum

Photo Isabelle Rozenbaum

La galerie Fraîch’attitude (membre de l’Interprofessionnelle des Fruits et Légumes) a été fondée sur une conviction à laquelle j’adhère totalement selon laquelle « expériences culinaires et artistiques se côtoient et se confondent ». Je partage pleinement cette vision et la raison d’être de la galerie est de construire une passerelle entre le monde culinaire et le monde artistique. Cette notion de passerelle est essentielle dans ma démarche personnelle, c’est grâce à ces ouvertures entre des mondes qui ne demandent qu’à exprimer leur perméabilité que la transmission devient possible.

La Galerie invite donc régulièrement des artistes dont la création vient enrichir le discours sur l’Art Culinaire. Du 15 octobre au 28 novembre, la Galerie exposera les photographies d’Isabelle Rozenbaum. « A pleines mains – séquences culinaires » offre à notre regard des photographies qu’Isabelle a eu l’occasion de prendre lors de ses voyages photographiques et culinaires. On y voit des mains de femmes qui cuisinent, femmes autour du monde, avec des gestes qui leur sont propres et qui nous font partager un instant leur intimité. Ces gestes sont magnifiés par le regard d’Isabelle qui place la notion de transmission au coeur de son travail.

La Galerie Fraîch’attitude est juxtaposée à la cuisine Fraîch’attitude. La vocation de la Cuisine est d’apprendre à cuisiner fruits et légumes de saison au quotidien pour une alimentation saine et équilibrée. Là encore, je ne peux me sentir plus concernée par ce propos car la cuisine vietnamienne fait la part belle aux légumes, fruits et herbes aromatiques. A cette fin, de nombreux ateliers sont organisés au cours desquels des chefs viennent proposer leurs menus bâtis autour des fruits et des légumes de saison. J’ai eu l’occasion d’y suivre un cours et j’ai été séduite par le lieu et le concept, 1h30 de préparation en commun d’un menu complet et 30 minutes de dégustation, à l’heure du déjeuner. Mais plus encore, c’est un moment de partage d’expérience et de convivialité, qui a franchement ravi et ma faim et ma soif de connaissance!

Aussi, lorsqu’Isabelle m’a proposé de participer à l’évènement « A pleines mains – séquences culinaires », en donnant un cours de cuisine vietnamienne à la Cuisine Fraîch’attitude, je n’ai pas hésité une seconde.

Je vous proposerai un menu de cuisine familiale, privilégiant les légumes, fruits de saison et les herbes aromatiques. Les recettes que je vous ferai découvrir pourront se décliner à l’envie selon les saisons.

Ce cours aura lieu le vendredi 13 novembre 2009 de 12h à 14h à la Cuisine Fraîch’attitude.

60 Rue du Faubourg Poissonnière

75010 Paris

Tél. : 01 49 49 15 15

Pour vous inscrire, cliquez ici.

Mail : cuisinefa@interfel.com

Le cours est à 20 euros et le nombre de participants est limité à 12.

J’espère vous y retrouver nombreuses et nombreux!

Bienvenue chez moi!

Beena, Florence et Isabelle m’ont fait le plaisir et l’amité de venir à la maison la semaine passée pour une après-midi de gourmandises, de douceur et de partage.

Cette belle rencontre a commencé par un article fort généreux sur le magnifique blog de Beena, où elle évoque ma cuisine vietnamienne. Florence est alors venue me rendre une visite virtuelle et m’a laissé un message dont la gentillesse m’a immédiatement donné envie de la connaître.

Puis je suis allée à mon tour sur son superbe blog, où j’ai été conquise par ses recettes emplies de fraîcheur et de créativité, par son écriture et par ses photos. Je savais aussi, grâce à Beena et Isabelle, que Florence est une virtuose de la boulange.

Ma gourmandise ayant inhibé tout sens de la retenue, je lui fis alors part d’une de mes préoccupations en rapport avec la boulange.

Nous sommes arrivées à un accord : boulange contre rouleaux de printemps et cake aux épices indien de Beena.

Cette rencontre n’aurait pas été complète sans la présence d’Isabelle, dont nous suivons toutes trois les ateliers photographiques. Chaque atelier d’Isabelle est une expérience unique où la technique, la sensibilité et la créativité de chacun sont sollicitées. Dans sa pédagogie, une grande part de l’apprentissage provient des richesses de chaque participant, elle accompagne sans diriger, elle encourage sans exiger. Surtout, elle écoute et observe et s’adapte pour aider chacun à utiliser votre appareil pour révéler vos envies. Elle porte aussi beaucoup d’attention à la dynamique du groupe, de sorte que chacun puisse s’enrichir des expériences de l’autre. En cela, ce sont de vrais moments de partage et de plaisir. Lorsque je quitte les ateliers d’Isabelle, j’ai certes acquis un nouveau savoir et de nouvelles techniques, mais je repars surtout avec de nouvelles envies et de nouvelles idées!

Action en images :

Isabelle

Au menu de ce déjeuner, rouleaux de printemps en entrée et un plat à base de poulet à la citronnelle. J’ai laissé à chacune le soin d’apporter sa touche personnelle :

Qui est qui?
Mains sur les rouleaux

Et le résultat fut magnifique!

Et voilà

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, nous avons poursuivi ces agapes par un dessert au soleil composé de mets parfaitement ensoleillés : cake indien aux épices de Beena et pain au levain et oranges confites de Florence.

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Le pain au levain aux oranges confites de Florence qui a duré...1 jour

Le cake indien de Beena vu depuis mes rêves, nécessairement un peu flou...

Le cake indien de Beena vu depuis mes rêves, nécessairement un peu flou...

Merci infiniment à vous trois pour cette après-midi de soleil et de douceur…

Et pour ceux qui souhaitent reproduire notre menu :

Rouleaux de printemps

Poulet à la citronnelle

Cake aux épices indien de Beena

Pain au levain (ce n’est pas la recette exacte mais une bonne manière de s’en rapprocher!)

Et….belles photos

Un grand merci à Isabelle pour cette idée de billets croisés, c’est simplement génial! Vous pouvez voir les regards de Beena, Florence et Isabelle sur cette journée sur leurs blogs.

Et c’est pour moi d’une telle évidence que je n’ai même pas pris la peine de préciser les points essentiels suivants :

- les pitas à la cannelle et aux pommes, le pain aux oranges confites et le pain aux graines de courge de Florence sont à tomber par terre!! Nous nous sommes partagés à trois les jolis pains que Florence nous a apportés et 24h plus tard, j’errais désespérement dans ma cuisine à la recherche de la dernière miette…

- le cake de Beena, j’en mange plus que je n’en parle mais je ne me lasse pas d’en parler!!

Merci, merci pour tous ces plaisirs qui rendent la vie plus belle…

Banh Mi Chien Tom

Banh mi chien tom

L’été qui s’achève a toujours eu pour moi un goût d’enfance qui s’en va. L’été prochain, on sera plus grand, plus vieux, forcément.

Aussi, les rayons de soleil de ces derniers jours, la brise chaude, le ciel bleu sonnent comme une urgence à profiter vite, vite et avec la plus grande acuité de ce qui ressemble à un aurevoir.

Ce met est un met de déjeuner sur l’herbe, je m’en souviens comme de ceux qui ont marqué mon passage dans le monde des « grands enfants ». Avant cela, il était « trop chaud », « trop croquant », « trop fondant », trop pour les grands…

Il s’agit d’une farce à base de crevettes et de viande assaisonnée avec des herbes et du nuoc mam, que l’on dépose sur une tranche de baguette. Le temps de marinade permet à la farce de s’imprégner des divers arômes d’herbes et de sauce. La cuisson se fait en friture, donnant ainsi à l’ensemble une texture à la fois fondante (pour la farce) et croustillante (pour le pain).

C’est avec amusement que je vois mes enfants s’en détourner sans raison fondamentale si ce ne sont leurs petites mains sensibles au chaud et leurs petites mâchoires encore trop petites pour en savourer toute la matière…

C’est un met qui sied à la perfection aux apéritifs dînatoires, aux buffets et aux pique-nique…

Banh mi chien tom - Inside

Ingrédients (environ 30 pièces)

1 baguette

200 g crevettes

100 g d’échine de porc hachée

3 brins de ciboule

1 échalote

1 pincée de sel

2 morceaux de sucre

2 tours de moulin à poivre

1 c à c de nuoc mam

1 c à c de fécule de pomme de terre

1 blanc d’oeuf

1 c à c de levure chimique

Recette

Coupez le pain en tronçons de 1,5 cm

Epluchez, rincez et essorez les crevettes dans un papier absorbant

Coupez les brins de ciboule en tronçons de 1 cm et conservez uniquement la partie blanche

Coupez finement l’échalote

Battez le blanc d’oeuf et conservez-en les 3/4

Mélangez le tout et laissez reposer au réfrigérateur au moins deux heures

Hachez la préparation au robot mixeur

Goûtez et rectifiez éventuellement l’assaisonnement (en sel ou en sucre)

Répartissez la préparation sur les tranches de pain

Faites frire le tout dans un bain d’huile

Astuces et conseils

Cette recette peut également être préparée avec des tranches de pain de mie. Le côté croustillant est alors moindre.

Les deux heures de repos sont un minimum, cette préparation peut être préparée la veille pour le lendemain.

Une fois hachée, la préparation a un aspect liant, dû à la levure et à la fécule de pomme de terre.

Lors de la friture, les pièces se tournent systématiquement côté farce vers le bas, aussi pensez à les retourner régulièrement.

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