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Zenzoo Foodi est un atelier de cuisine asiatique. Virginia, maîtresse des lieux, souhaite en faire un lieu de rencontre pour les amateurs de cuisine asiatique. Jusqu’ici Zenzoo foodi offrait des cours de cuisine chinoise, japonaise et thailandaise. Voici que la cuisine vietnamienne s’invite à table avec deux nouveaux cours en Novembre, que j’aurai le plaisir d’animer.

J’ai déjà participé à un cours de cuisine chez Zenzoo Foodi. La configuration des lieux est à la fois pratique et chaleureuse et donne l’impression d’être reçus chez des amis.

J’espère vous y retrouver nombreuses et nombreux les 6 et 23 novembre de 19h à 21h.

Photographie de JPKaré - Vietnam

Photographie de JPKaré - Vietnam

Zenzoo Foodi

2, Rue du Nil

75002 Paris

Tél. : 01 45 08 48 28

Pour vous inscrire, cliquez ici.

La photo a été prise par un photographe dont le travail et la sensibilité me touchent particulièrement. Vous pouvez retrouver certaines de ses superbes photographies prises à travers le monde sur son site : www.jpkare.com

Chè Bap

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Le “chè” (prononcé t-i-è) est un entremet sucré de consistance plus ou moins liquide, qui se déguste dans des verres ou des bols, avec de grandes cuillères…Il se déguste à toute heure du jour et de la nuit, du nord au Sud, chaud ou froid, jour ordinaire comme jour de fête. C’est un dessert totalement végétal qui se décline dans plusieurs dizaines de versions et qui contient selon les versions : lait de coco, agar-agar, algues, fruits, graines…Voilà pour la plus petite commune définition.

J’aime ce dessert parce qu’il est beau, doux, chaud et parfumé, en un mot, sensuel. Je l’aime aussi parce qu’il a un goût d’enfance. Il me ramène toujours sans faute aux après-midi où ma grand-mère et ses filles s’asseyaient  autour d’un chè pour partager un instant de calme, de rire et d’histoires. C’est un entremet que ma mère et mes tantes adoraient déguster à la sortie de l’école. Sa seule préparation est un rituel souvent partagé, grand moment de débat entre “pas assez ou trop” sucré, liquide, plein, coloré, savoureux…

Ce dessert a un goût mélangé de sensualité et d’innocence, mélange que je retrouve souvent dans de nombreuses formes de création du Vietnam. Notamment dans la “Ao Dai” (robe longue traditionnelle vietnamienne) qui souligne la taille et la poitrine de la femme mais cache toute sa peau à l’exception d’un petit centimètre au niveau de sa taille.

Cette version que je vous propose du c est une des plus simples à réaliser et une bonne entrée en matière pour essayer ce concept de dessert.

Elle consiste en une préparation à base de haricots mungo, maïs et billes de tapioca. Puis d’un nappage à base de noix de coco.

Ingrédients pour l’entremet (pour 4 personnes)

150 g de maïs en grains

2 c. à s. de haricots mungo

1,5 c. à s. de billes de tapioca (environ 2 mm de diamètre)

50 g de sucre

Recette pour l’entremet

Faites tremper les billes de tapioca au moins heure dans de l’eau froide

Faites tremper les haricots mungo au moins une heure dans de l’eau froide

Hachez le maïs

Mélangez le maïs et le sucre

Mettez les haricots mungo dans une casserole et recouvrez-les d’un centimètre d’eau. Laissez-les sur feu moyen jusqu’à ce qu’ils soient cuits

Lorsqu’ils sont cuits, toujours sur le feu, ajoutez le mélange maïs-sucre

Ajoutez les billes de tapioca et mélangez

Lorsque les billes de tapioca sont devenues translucides, retirez la casserole du feu

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Ingrédients pour le nappage de noix de coco

250 cl de lait de coco

1 c.àc. de farine de blé

1 morceau de sucre

1 gousse de vanille

1 pince de sel

Recette pour le nappage de noix de coco

Dans une casserole, fouettez la farine et le lait de coco

Sur feu moyen, remuez la préparation de temps en temps pour éviter les grumeaux

Lorsque le mélange commence à frémir, rajoutez le sucre

Laissez de côté

Le service

Dans un bol, mettez l’entremet, nappez-le de crème de noix de coco, servez chaud.

Astuces et conseils :

- N’oubliez pas de laisser tremper les billes de tapioca et les haricots mungo dans l’eau. Cela assure leur bonne cuisson.

-Le tapioca est cuit lorsqu’il est totalement translucide.

- La pincée de sel dans le nappage de noix de coco est indispensable pour en révéler la saveur sucrée.

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Photo Isabelle Rozenbaum

Photo Isabelle Rozenbaum

La galerie Fraîch’attitude (membre de l’Interprofessionnelle des Fruits et Légumes) a été fondée sur une conviction à laquelle j’adhère totalement selon laquelle “expériences culinaires et artistiques se côtoient et se confondent”. Je partage pleinement cette vision et la raison d’être de la galerie est de construire une passerelle entre le monde culinaire et le monde artistique. Cette notion de passerelle est essentielle dans ma démarche personnelle, c’est grâce à ces ouvertures entre des mondes qui ne demandent qu’à exprimer leur perméabilité que la transmission devient possible.

La Galerie invite donc régulièrement des artistes dont la création vient enrichir le discours sur l’Art Culinaire. Du 15 octobre au 28 novembre, la Galerie exposera les photographies d’Isabelle Rozenbaum. “A pleines mains – séquences culinaires” offre à notre regard des photographies qu’Isabelle a eu l’occasion de prendre lors de ses voyages photographiques et culinaires. On y voit des mains de femmes qui cuisinent, femmes autour du monde, avec des gestes qui leur sont propres et qui nous font partager un instant leur intimité. Ces gestes sont magnifiés par le regard d’Isabelle qui place la notion de transmission au coeur de son travail.

La Galerie Fraîch’attitude est juxtaposée à la cuisine Fraîch’attitude. La vocation de la Cuisine est d’apprendre à cuisiner fruits et légumes de saison au quotidien pour une alimentation saine et équilibrée. Là encore, je ne peux me sentir plus concernée par ce propos car la cuisine vietnamienne fait la part belle aux légumes, fruits et herbes aromatiques. A cette fin, de nombreux ateliers sont organisés au cours desquels des chefs viennent proposer leurs menus bâtis autour des fruits et des légumes de saison. J’ai eu l’occasion d’y suivre un cours et j’ai été séduite par le lieu et le concept, 1h30 de préparation en commun d’un menu complet et 30 minutes de dégustation, à l’heure du déjeuner. Mais plus encore, c’est un moment de partage d’expérience et de convivialité, qui a franchement ravi et ma faim et ma soif de connaissance!

Aussi, lorsqu’Isabelle m’a proposé de participer à l’évènement “A pleines mains – séquences culinaires”, en donnant un cours de cuisine vietnamienne à la Cuisine Fraîch’attitude, je n’ai pas hésité une seconde.

Je vous proposerai un menu de cuisine familiale, privilégiant les légumes, fruits de saison et les herbes aromatiques. Les recettes que je vous ferai découvrir pourront se décliner à l’envie selon les saisons.

Ce cours aura lieu le vendredi 13 novembre 2009 de 12h à 14h à la Cuisine Fraîch’attitude.

60 Rue du Faubourg Poissonnière

75010 Paris

Tél. : 01 49 49 15 15

Pour vous inscrire, cliquez ici.

Mail : cuisinefa@interfel.com

Le cours est à 20 euros et le nombre de participants est limité à 12.

J’espère vous y retrouver nombreuses et nombreux!

Bienvenue chez moi!

Beena, Florence et Isabelle m’ont fait le plaisir et l’amité de venir à la maison la semaine passée pour une après-midi de gourmandises, de douceur et de partage.

Cette belle rencontre a commencé par un article fort généreux sur le magnifique blog de Beena, où elle évoque ma cuisine vietnamienne. Florence est alors venue me rendre une visite virtuelle et m’a laissé un message dont la gentillesse m’a immédiatement donné envie de la connaître.

Puis je suis allée à mon tour sur son superbe blog, où j’ai été conquise par ses recettes emplies de fraîcheur et de créativité, par son écriture et par ses photos. Je savais aussi, grâce à Beena et Isabelle, que Florence est une virtuose de la boulange.

Ma gourmandise ayant inhibé tout sens de la retenue, je lui fis alors part d’une de mes préoccupations en rapport avec la boulange.

Nous sommes arrivées à un accord : boulange contre rouleaux de printemps et cake aux épices indien de Beena.

Cette rencontre n’aurait pas été complète sans la présence d’Isabelle, dont nous suivons toutes trois les ateliers photographiques. Chaque atelier d’Isabelle est une expérience unique où la technique, la sensibilité et la créativité de chacun sont sollicitées. Dans sa pédagogie, une grande part de l’apprentissage provient des richesses de chaque participant, elle accompagne sans diriger, elle encourage sans exiger. Surtout, elle écoute et observe et s’adapte pour aider chacun à utiliser votre appareil pour révéler vos envies. Elle porte aussi beaucoup d’attention à la dynamique du groupe, de sorte que chacun puisse s’enrichir des expériences de l’autre. En cela, ce sont de vrais moments de partage et de plaisir. Lorsque je quitte les ateliers d’Isabelle, j’ai certes acquis un nouveau savoir et de nouvelles techniques, mais je repars surtout avec de nouvelles envies et de nouvelles idées!

Action en images :

Isabelle

Au menu de ce déjeuner, rouleaux de printemps en entrée et un plat à base de poulet à la citronnelle. J’ai laissé à chacune le soin d’apporter sa touche personnelle :

Qui est qui?
Mains sur les rouleaux

Et le résultat fut magnifique!

Et voilà

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, nous avons poursuivi ces agapes par un dessert au soleil composé de mets parfaitement ensoleillés : cake indien aux épices de Beena et pain au levain et oranges confites de Florence.

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Le pain au levain aux oranges confites de Florence qui a duré...1 jour

Le cake indien de Beena vu depuis mes rêves, nécessairement un peu flou...

Le cake indien de Beena vu depuis mes rêves, nécessairement un peu flou...

Merci infiniment à vous trois pour cette après-midi de soleil et de douceur…

Et pour ceux qui souhaitent reproduire notre menu :

Rouleaux de printemps

Poulet à la citronnelle

Cake aux épices indien de Beena

Pain au levain (ce n’est pas la recette exacte mais une bonne manière de s’en rapprocher!)

Et….belles photos

Un grand merci à Isabelle pour cette idée de billets croisés, c’est simplement génial! Vous pouvez voir les regards de Beena, Florence et Isabelle sur cette journée sur leurs blogs.

Et c’est pour moi d’une telle évidence que je n’ai même pas pris la peine de préciser les points essentiels suivants :

- les pitas à la cannelle et aux pommes, le pain aux oranges confites et le pain aux graines de courge de Florence sont à tomber par terre!! Nous nous sommes partagés à trois les jolis pains que Florence nous a apportés et 24h plus tard, j’errais désespérement dans ma cuisine à la recherche de la dernière miette…

- le cake de Beena, j’en mange plus que je n’en parle mais je ne me lasse pas d’en parler!!

Merci, merci pour tous ces plaisirs qui rendent la vie plus belle…

Banh Mi Chien Tom

Banh mi chien tom

L’été qui s’achève a toujours eu pour moi un goût d’enfance qui s’en va. L’été prochain, on sera plus grand, plus vieux, forcément.

Aussi, les rayons de soleil de ces derniers jours, la brise chaude, le ciel bleu sonnent comme une urgence à profiter vite, vite et avec la plus grande acuité de ce qui ressemble à un aurevoir.

Ce met est un met de déjeuner sur l’herbe, je m’en souviens comme de ceux qui ont marqué mon passage dans le monde des “grands enfants”. Avant cela, il était “trop chaud”, “trop croquant”, “trop fondant”, trop pour les grands…

Il s’agit d’une farce à base de crevettes et de viande assaisonnée avec des herbes et du nuoc mam, que l’on dépose sur une tranche de baguette. Le temps de marinade permet à la farce de s’imprégner des divers arômes d’herbes et de sauce. La cuisson se fait en friture, donnant ainsi à l’ensemble une texture à la fois fondante (pour la farce) et croustillante (pour le pain).

C’est avec amusement que je vois mes enfants s’en détourner sans raison fondamentale si ce ne sont leurs petites mains sensibles au chaud et leurs petites mâchoires encore trop petites pour en savourer toute la matière…

C’est un met qui sied à la perfection aux apéritifs dînatoires, aux buffets et aux pique-nique…

Banh mi chien tom - Inside

Ingrédients (environ 30 pièces)

1 baguette

200 g crevettes

100 g d’échine de porc hachée

3 brins de ciboule

1 échalote

1 pincée de sel

2 morceaux de sucre

2 tours de moulin à poivre

1 c à c de nuoc mam

1 c à c de fécule de pomme de terre

1 blanc d’oeuf

1 c à c de levure chimique

Recette

Coupez le pain en tronçons de 1,5 cm

Epluchez, rincez et essorez les crevettes dans un papier absorbant

Coupez les brins de ciboule en tronçons de 1 cm et conservez uniquement la partie blanche

Coupez finement l’échalote

Battez le blanc d’oeuf et conservez-en les 3/4

Mélangez le tout et laissez reposer au réfrigérateur au moins deux heures

Hachez la préparation au robot mixeur

Goûtez et rectifiez éventuellement l’assaisonnement (en sel ou en sucre)

Répartissez la préparation sur les tranches de pain

Faites frire le tout dans un bain d’huile

Astuces et conseils

Cette recette peut également être préparée avec des tranches de pain de mie. Le côté croustillant est alors moindre.

Les deux heures de repos sont un minimum, cette préparation peut être préparée la veille pour le lendemain.

Une fois hachée, la préparation a un aspect liant, dû à la levure et à la fécule de pomme de terre.

Lors de la friture, les pièces se tournent systématiquement côté farce vers le bas, aussi pensez à les retourner régulièrement.

    “…Et dans la douceur de l’amitié qu’il y ait rire, et partage de plaisirs

    Car dans la rosée des petites choses le coeur retrouve son petit matin et ainsi il s’en trouve rafraîchi”

    Khalil Gibran, Le prophète

    Il est des occurences rares et précieuses, que je n’ose espérer mais accueille avec émotion. Parmi elles, découvrir de nouvelles sensations gustatives, de celles qui font arrêter le temps, les souvenirs et effacent pour un instant fugace celles qui les avaient précédées. Un coup de foudre en quelque sorte. Grâce à mon amie Beena, j’ai eu la chance de vivre plusieurs moments de la sorte en partageant sa cuisine riche, joyeuse, épicée, inventive et dont la chaleur réchauffe le corps et l’esprit.

    Voici en photo, le cake indien aux épices d’après la recette originale de Beena, celui-là même qui m’a fait vivre le coup de foudre à nouveau récemment.

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    Je pourrais vous donner la recette de ce cake, mais alors je vous priverais du plaisir de découvrir l’indispensable ouvrage de Beena  ” Mes recettes indiennes ” dans lequel vous trouverez tous ses secrets généreusement partagés. Je peux juste vous dire qu’il contient entre autres de la cannelle, de la girofle, de la muscade, de l’anis étoilé et du zest d’orange…

    Son deuxième ouvrage, Pure et Simple est également un trésor pour tous les amateurs de cuisine végétarienne ou tout simplement pour ceux qui recherchent une idée de plat d’accompagnement.

    Je ne peux que trop vous recommander de partir à la découverte de la cuisine indienne en la compagnie de Beena. Vous serez sûrs d’aimer le voyage!

    Cake indien

Bo La Lot


Bo La lot 1

Le souvenir de ce met fait partie de ces réminiscences troublantes et paradoxales qui m’amènent à chérir avec nostalgie des choses que je n’appréciais pas en tant qu’enfant. A cette liste, je rajouterais les voyages en voiture de nuit, les pique-nique à la campagne et la musique préférée de mon grand-père…

J’ai oublié mes griefs passés vis-à-vis de ce plat et je vous livre la liste des raisons pour lesquelles je l’aime tant :

-       la présence des épices dans la viande lui confère un arôme addictif

-       la feuille de bétel est un allié précieux dans la cuisson en feuilles : elle est résistante à la chaleur et sous l’effet de celle-ci prend des reflets irisés que je trouve de toute beauté. Enfin, elle exhale un arôme légèrement boisé qui se marie à la perfection avec la viande épicée. A ce sujet, je tiens à préciser que la feuille de bétel ne contient aucun psychotrope : les fameuses « chiqueuses de bétel » s’enivrent en réalité grâce à la noix d’arec (qui ne peut elle-même être bien nocive, puisque vous pouvez la trouver en vente libre dans toutes les épiceries asiatiques).

-       La préparation est simple et rapide, tout comme la cuisson

-       Ce met peut-être accompagné de riz, de légumes ou de rien d’autre que lui-même. Il est toujours savoureux.

Je le sers parfois en apéritif…

Bo LaLot 2

Ingrédients (pour env. 4 personnes)

1 sachet de feuilles de bétel fraîches (épicerie asiatique)

150 g de steak haché

150g d’échine de porc haché

2 échalottes

1 gousse d’ail

Epices (1 pincée ou plus selon le goût) : cannelle, girofle, coriandre, badiane, poivre

1 c à c de nuoc mam

1,5 c à c de sucre

1 pincée de sel

Recette

Lavez les feuilles de bétel,  essorez-les très légèrement pour ne pas les casser et laissez-les sécher à l’air libre

Emincez l’ail et les échalottes

Dans un saladier, mélangez la viande et tous les ingrédients (hors feuilles de bétel)

Goûtez et ajoutez épices, nuoc mam, sel, sucre selon votre goût

Préparation des bouchées

Posez la feuille de bétel pointe vers le haut et face mate vers vous

Déposez l’équivalent d’un cylindre de 4/5 cm de long et de 1,5 cm de diamètre de farce sur la partie la plus large de la feuille

Rabattez les bords.

Roulez la feuille et fermez la bouchée avec un pique.

Cuisson

Il y  a deux façons de faire cuire ces bouchées :

- Soit à la poele avec une cuillère à soupe d’huile

- Soit au grill / barbecue en les enserrant dans une grille de cuisson

Laissez-les cuire deux minutes sur une face puis tournez-les de manière à uniformiser la cuisson.

IMGP3279Je tiens à préciser que sur cette photo la brillance est attribuable à la feuille et non pas à l’huile de cuisson…

Banh Gan

Flan épices / coco

 

«  -Avez-vous vu comme l’intérieur est régulier ?

            – Oh !

- Avez-vous vu la couleur caramel de ce flan?

            – Ah !

- Avez-vous senti le croustillant de ce dessert ?

            – Mais oui !! »

Un silence, des bruits de cuillères puis de longs « mmhhh »  ont suivi ce dialogue particulièrement riche entre femmes gourmandes…et du haut de mes cinq (six ?sept ?) ans, je pensais naïvement« pas de quoi en faire un flan ».

J’ai essayé dernièrement de tester par moi-même ce qu’il y avait de si exceptionnel à réaliser ce dessert aéré, couleur caramel et croustillant à l’extérieur.

En découvrant la recette, je ne fus pas au bout de mes surprises parmi lesquelles (je cite) :

«- Mélanger les œufs avec les doigts

-Utiliser du bicarbonate de soude (pour un flan ?)

-Verser ce flan dans un récipient brûlant qui doit faire « pschhhttt » au moment où l’appareil à flan le touche. Sans ce bruit, point de flan aux épices et au coco réussi… »

Ma touche personnelle consiste à verser sur ce flan un filet de caramel au gingembre, qui vient faire de ce dessert un dessert froid en température mais torride en saveur !

Vous obtenez alors un flan croustillant, parfumé, léger, rafraîchissant et énergisant !

Flan aux épices et à la noix de coco

Ingrédients (pour 6 personnes)

Pour le flan

6 œufs moyens

400 ml de lait de coco

100 g de sucre brun ou roux

1/4 de cuillère à café de : cannelle en poudre, badiane en poudre, girofle en poudre

¾ cuillère à soupe de fécule de pomme de terre

¼ cuillère à café de bicarbonate de soude

Pour le caramel au gingembre

125 cl d’eau

2 barres de sucre de canne

1 morceau de gingembre d’environ 7 cm de long

Quelques gouttes de citron (3 à 4)

Recette

Dans une casserole, faites bouillir 4 cuillères à soupe d’eau et 50 g de sucre.

Lorsque le mélange atteint 100°, versez le lait de coco que vous aurez remué préalablement pour le rendre homogène. Faites attention aux éclaboussures éventuelles.

Ajoutez-y le sucre restant et les épices et mélangez

Cassez les 6 œufs dans un saladier

Ajoutez-y la fécule de pomme de terre et le bicarbonate de soude

Mélangez doucement avec une spatule. La recette traditionnelle recommande de mélanger le tout à la main afin de ne pas créer de bulles d’air dans l’appareil, tout en permettant de bien mélanger les ingrédients.

Versez le mélange caramel / lait de coco dans les œufs en le faisant passer à travers un chinois. Cela permettra de retenir les éventuels morceaux de caramels durcis dans le chinois.

Faites préchauffer votre four à 200° et mettez-y votre moule ou vos moules sur une plaque.

Pour les moules, vous pouvez utiliser des moules à manqué ou des moules individuels type moules à muffins ou moules à tartelette unie (non cannelée).

Pendant ce temps découpez des feuilles du papier aluminium pour recouvrir chaque moule que vous utilisez.

Au bout de 5 minutes, retirez votre moule du four et versez-y l’appareil à travers une passoire. Si vous utilisez plusieurs moules, effectuez cette opération en sortant les moules du four au fur et à mesure pour éviter qu’ils ne refroidissent.

Recouvrez votre (vos) moule(s) de papier aluminium.

Enfournez le tout pendant 30 minutes à 200°.

 

Coupe de gingembre sur fond de rhizome

Coupe de gingembre sur fond de rhizome

Pendant ce temps, préparez le caramel au gingembre.

Mettez dans une casserole 125 cl d’eau, le sucre de canne et le gingembre coupé en fines lamelles.

Mettez ce mélange sur feu moyen et portez-le à ébullition.

Lorsqu’il atteint 105° (petit filé), ajoutez quelques gouttes de citron.

Ce caramel se conserve plusieurs semaines dans un endroit sec et tempéré.

Sortez vos flans du four, retirez le papier aluminium, laissez refroidir et mettez au réfrigérateur.

Conseils et astuces

Ne jetez pas votre caramel au gingembre après utilisation : les lamelles de gingembre vont se confire avec le temps et sont délicieuses à déguster telles quelles.

Pour la cuisson, posez votre moule ou vos moules sur une plaque, sur laquelle vous verserez un fond d’eau afin d’éviter une surchauffe des moules. Cette surchauffe risque en effet de faire se soulever le flan et donc de le déformer.

Banh Cuon

Banh Cuon


Ce plat est une icône de la cuisine de rue dans le nord du Vietnam. C’est un repas complet et populaire. 

A l’âge où j’apprenais à faire des découpages et des collages le jour, j’apprenais le soir à former ces galettes dont la feuille est si fine et fragile qu’elle me faisait penser à de la dentelle. En plus collant. Beaucoup plus. Et c’est là qu’était le défi. Ne pas gâcher cette pâte que ma mère avait laissé reposer pendant 12h et ne pas gâcher l’attention qu’elle mettait dans la cuisson de cette pâte.

Le soir où ma mère et moi atterîmes à Hanoi, lors de mon premier voyage au Vietnam, son premier réflexe fut de m’emmener déguster une assiette de Banh Cuon dans une minuscule échoppe, sur de minuscules tabourets, à même le trottoir. Elle me précisa alors que “c’était ainsi qu’on le mangeait”. Pour moi, le bonheur était de regarder une autre personne rouler ces crêpes de la même manière que ma mère me l’avait enseigné. Et la voyant faire, j’éprouvais un étrange et jouissif sentiment de fierté, une jubilation à constater que les murs de la cuisine familiale s’étendaient jusqu’à cette belle partie du monde…

Ceci est mon premier souvenir de cuisine. Le temps passé à former ces crêpes a été l’occasion de nombreux échanges, conseils, disputes parfois mais il a contribué à ancrer la préparation de ce met comme un souvenir vivant et joyeux.

Aussi lorsqu’aujourd’hui je me retrouve parfois seule à le préparer, je mets un peu de musique, je prends un verre de bon vin, j’appelle une personne chère au téléphone et le temps me paraît presqu’aussi doux qu’avant…

PS : un grand remerciement à mon papa pour la mise en scène et les photos de ce post. J’ai constaté qu’au Vietnam, les femmes maîtrisent l’art de cuisiner, les hommes celui de déguster. Cette assiette est tellement traditionnelle qu’elle pourrait tout aussi bien provenir des rues de Hanoi. Et un grand remerciement à ma maman pour tout ce qu’il y a dans l’assiette.

Ingrédients (pour une vingtaine de crêpes)

Pour la pâte :

100g de farine de riz

50g de fécule de pomme de terre

1 cuillère à soupe de Maizena

3 bols d’eau chaude (environ 50°)

1 cuillère à soupe d’huile végétale

2 pincées de sel

Pour la farce :

400 g d’échine de porc (ou blanc de poulet) haché

2 échalottes finement coupées

3 champignons noirs

2 cuillère à soupe de nuoc mam

1 morceau de sucre

2 tours de moulin à poivre

Recette

La veille pour le midi ou le matin pour le soir, délayer les farines dans l’eau avec l’huile et le sel et laissez reposer (minimum 8 heures).

Faites tremper les champignons dans l’eau une heure avant de les préparer.

Découpez  finement les champignons noirs.

Faites revenir à la poêle la viande et les échalotes. Ajoutez les champignons noirs émincés.

Assaisonnez avec le nuoc mam, le sucre et le poivre.

Goûtez et rectifiez selon votre goût avec les 3 condiments ci-dessus.

 

Former les crêpes

Banh Cuon

Prenez une crêpière d’environ 24 cm et passez un papier huilé sur sa surface.

Prenez une planche à découper lisse d’au moins 24 cm de large et huilez la avec le même papier.

Faîtes chauffer la poêle à feu moyen (surtout pas à feu fort, vos crêpes se déssecheront trop rapidement).

Remuez la pâte de manière à la rendre homogène

Versez une louche de pâte dans la poêle et couvrez deux minutes.

Retournez le contenu de la poêle sur la planche à découper d’un coup sec. En effet, c’est la face supérieure qui donne à ce met son aspect soyeux. La face inférieure est plus terne.

Versez une nouvelle louche de pâte dans la poêle et couvrez.

Pendant ce temps, coupez la crêpe sur la planche en deux. Disposez au milieu des deux demi-lunes formées une cuillère à soupe rase de farce. Disposez cette farce dans le sens de la ligne de séparation.

Commencez par rabattre les côtés, puis rabattez un premier bord et faites rouler la crêpe pour recouvrir le bord restant. La photo vous indique la forme que doit prendre la crêpe. 

D’avance, tous mes encouragements et mon admiration vous sont acquis si c’est une première fois !

Comment les déguster

Assiette tradtionnelle

Ces crêpes se dégustent traditionnellement avec :

-      une sauce à base nuoc mam (nuoc mam cham)

-      un mesclun de verdure (menthe, basilic, salade, concombre) détaillé en petites lamelles et du soja.

-      de la mortadelle, que vous pouvez trouver au rayon frais des épiceries asiatiques

-      des oignons émincés et frits

Elles sont aussi délicieuses sans ces accompagnements. 

Conseils et astuces

-      Ne surchauffez pas la poêle, les crêpes vont devenir collantes et sèches.

-      Remuez la pâte entre deux crêpes car les farines tombent rapidement.

-      Lorsque vous retournez la crêpe sur la planche à découper, faites-le d’un coup rapide et sec afin que la crêpe ne se ramasse pas sur elle-même .

-      Pour le mesclun de verdure, enroulez les herbes dans les feuilles de salade et coupez le tout en lamelles. Détaillez le concombre à part.

-      Les oignons frits peuvent être achetés en pot dans les épiceries asiatiques.

-      Réchauffez ces crêpes à la vapeur. Elles resteront moelleuses. C’est ainsi que les restaurants procèdent, transformant alors l’appellation de ces crêpes en “raviolis vietnamiens à la vapeur”.

Banh Cuon

Xoi Vo

« – Riz gluant, qui veut du riz glu-an-an-ant…

- Gâteaux, goûtez à mes bons gâââteaux…

Chaque marchande avait son chant, avec ses envolées aigües, ses basses. Dans le quartier vivaient sept marchandes de riz gluant. On reconnaissait sans faillir chacune à sa voix. Ces appels à l’aurore furent la première musique de mon enfance »

Duong Thu Huong, Les paradis aveugles

Une petite histoire …

Le premier roi du Vietnam, Hung Vuong avait trois fils de trois épouses différentes. Le plus jeune d’entre eux, Van, très tôt orphelin de mère, quitta la cour pour vivre à la campagne avec sa grand-mère alors que ses deux frères grandirent à la cour. 

Lorsque le moment de la succession au trône arriva, le roi décida d’offrir sa couronne à celui de ses fils qui lui préparerait le met le plus savoureux.

Les épouses des deux frères de Van, Long et Ho, avides et orgueilleuses, redoublèrent d’efforts dans la fabrication de mets à la fois exceptionnels et luxueux.

Van de son côté, reçut la visite de sa mère en rêve, qui lui conseilla de préparer un gâteau carré (comme les hommes pensaient la Terre à cette époque) de riz gluant (résistant et nourrissant) renfermant de la viande et des haricots mungo (une richesse qui illustre la générosité, le cœur). Sa femme exécuta ce conseil et veilla la cuisson du gâteau une nuit entière afin que les ingrédients soient cuits jusqu’au cœur et que le riz soit onctueux.

Le roi  loua la délicatesse et l’effort déployés par les deux femmes de la cour. Mais il préféra le gâteau de riz gluant, qui représentait mieux selon lui les qualités nécessaires pour régner : l’amour et le respect de sa terre, du travail, un coeur généreux, de la patience et de la mesure.

Depuis ce gâteau est un met traditionnel des fêtes de début d’année.

Le riz dit “gluant”…

Le riz gluant est un grand classique de la nourriture vietnamienne. Il est simplement époustouflant par la multiplicité des usages qui peuvent en être fait.

Sa texture est dûe à une teneur en amidon plus élevée que dans le riz blanc parfumé. Il existe deux mots pour désigner le riz gluant : « nep », qui est le riz gluant simple non cuisiné. C’est ainsi qu’il est consommé en Thailande ou au Laos. Et  « xoi », qui désigne le riz gluant cuisiné et accommodé avec divers ingrédients. C’est dans cette version qu’il est consommé au Vietnam.

Le terme « riz gluant » ne rend pas justice à la saveur de ce riz particulier. En vietnamien, on dit plus justement à mon sens qu’il est « souple ».

Les mets de riz gluant sont des mets à la fois populaires et d’exception.  Il peuvent se déguster à tout moment de la journée, salés ou sucrés . Néanmoins, d’aucuns ne marqueraient dignement les évènements de la vie (fêtes religieuses, Têt, …) sans offrir aux ancêtres, à la famille et aux amis un plat de riz gluant.

C’est pourquoi il est toujours servi après avoir été méticuleusement enrichi et préparé. Sa dénomination générale en vietnamien est « Xoi » (prononcé Soy) et un suffixe caractéristique lui est toujours accolé (aux haricots rouges, à la noix de coco, …) .

Ma recette préférée…

 

 

 

Xoi Vo

Riz fondant aux haricots mungo et noix de coco

 

 

 

Dans cette recette, le riz en fin de cuisson a un aspect poudreux et obtient cette couleur dorée grâce aux haricots mungo.

C’est un met complet, les haricots mungo constituant un apport de protéines identique au tofu. Une fois cuits, ils ont une consistance qui rappelle la châtaigne.

 

Haricots mungo avant cuisson

Haricots mungo avant cuisson

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Riz fondant aux haricots mungo et noix de coco

Il se déguste seul, en accompagnement de viandes grillées (poulet/bœuf à la citronnelle, bœuf en feuille de bétel, brochettes de porc au sésame, poulet grillé au four…) et est parfait avec certains plats en sauce relevés comme les curry. Je ne saurais d’ailleurs que trop vous conseiller de déguster ce met avec cette délicieuse recette de curry de chou-fleur de Beena. Cela fera un repas végétarien parfait! Il se déguste soit avec des baguettes (ou fourchette), soit avec les doigts car ,même sec d’aspect, il garde ses propriétés « collantes » et permet de constituer des billes très facilement.

Xoi Vo

Ingrédients

1 bol de haricots mungo

2 bols de riz « gluant »

2 à 3 cuillères à soupe de noix de coco râpée ou en poudre (vous pouvez en trouver en sachet)

1 c à s d’huile

2 pincées de sel

1 c à s rase de sucre

Recette

Faites tremper le riz et les haricots dans l’eau pendant une heure

Rincez les haricots mungo et  faites-les cuire à la vapeur 20 min. Pour cela, une couscoussière ou un cuit-vapeur sont parfaits.

Ecrasez-les à la fourchette pour les réduire en poudre

Laissez reposer à l’air libre

Egouttez le riz, achevez le séchage en le roulant dans un torchon propre. Ensuite, mettez-le dans un saladier.

Ajoutez l’huile, le sel, la poudre de haricots mungo et la noix de coco. Mélangez de manière à former un mélange homogène. Personnellement, je mélange en y plongeant les deux mains mais vous pouvez utiliser une fourchettes ou une spatule. L’avantage des mains est de vous assurer que la poudre de haricots enrobe bien le riz.

Puis étalez cette préparation sur le plateau de votre couscoussière/cuiseur-vapeur.

Au bout de 15 minutes de cuisson, remuez le riz de manière à faire remonter la partie inférieure.

Laissez encore 15 minutes. Goûtez.

Si le mélange est cuit, mettez-le dans une passoire et laissez la vapeur s’échapper en remuant à la spatule pendant 2 minutes.

Laisser reposer 5 minutes.

Saupoudrez de sucre et remuez de manière à bien l’incorporer.

Bonne dégustation !

Conseils

L’eau ne doit pas toucher le riz au moment de l’ébullition sinon votre met deviendra effectivement gluant voire sera réduit en bouillie

A la fin de la cuisson, n’oubliez pas de verser le riz dans une passoire pour éviter que l’humidité ne se forme au fond du récipient. Ce qui nous ramènerait au point précédent.

Respectez les temps de mélange et d’attente avant de mettre le sucre car ce dernier sous l’effet d’une trop grande chaleur risque de rendre de l’eau. Ce qui nous ramènerait encore au point 1.

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